Notre vie à la suite de Saint François

Aujourd’hui, nous célébrons la fête de Saint François d’Assise, notre fondateur. A cette occasion, nous présentons notre nouvelle vidéo où vous pourrez découvrir notre vie à la suite de Saint François. Nous, les frères, nous sommes en chemin, simples ‘pèlerins et étrangers‘ dans ce monde, déjà citoyens du Royaume des Cieux. Notre fraternité est ouverte. Il y a de la place pour toi … si tu veux…

« Le Seigneur m’a donné des frères ! »
Saint François d’Assise.

L’autre, le différent de moi, est un don du Seigneur pour moi : pour que je devienne meilleur, que je donne le meilleur de moi-même!

Franciscain avec nous ?
Et pourquoi pas ?
Contacte-nous et discernons ensemble!

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Une profession solennelle dans notre custodie !

Fr. Benoît – Marie.

Le samedi 15 septembre, fr. Benoît – Marie, originaire de Cholet et actuellement en communauté à Lourdes, a fait sa profession solennelle entre les mains du custode provincial, fr. François – Xavier. Il s’est donc engagé pour toujours à vivre la pauvreté, la chasteté et l’obéissance en mettant ses pas dans ceux de Saint François. Comme pour toute profession, il s’agit d’une grande joie pour notre custodie car le Seigneur bénit et fait grandir notre famille en nous donnant des frères. Nous vous proposons de retrouver ici l’homélie prononcée par fr. François – Xavier à cette occasion. Des photos seront bientôt disponibles. Nous portons fr. Benoît – Marie dans notre prière et nous rendons grâce pour sa vocation.

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Vers la fin du Jubilé …

Comme nous l’avons évoqué plusieurs fois, cette année 2017 a été très riche pour nous, frères franciscains, puisque nous avons célébré les 800 ans de l’arrivée des premiers frères en France (voir ici, ou encore ). Le jubilé sera clôturé le 1er octobre, soit quelques jours avant la fête de Saint François. Au terme de ce jubilé, le frère François – Xavier, notre custode provincial, revient pour nous sur ses fruits, ainsi que sur l’idéal franciscain qui attire de plus en plus de jeunes en recherche vocationnelle.

 

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La sainteté : un projet de vie

Déjà le mois de septembre, c’est la fin de l’été et pour beaucoup, la fin des vacances : nous retrouvons nos occupations traditionnelles avec souvent de beaux souvenirs dans la tête et beaucoup de projets à mener à bien à la reprise. Et si le projet le plus important était celui de notre vie? Dans l’Évangile que nous avons entendu le 1e dimanche de septembre, Jésus nous sensibilisait déjà à cela : « A quoi nous sert de gagner le monde si nous le payons de notre vie, c’est-à-dire si cela nous coûte le bonheur éternel, la communion pleine et parfaite avec Dieu ? Et que pouvons-nous donner en échange de notre vie? » (Mt 16). Aujourd’hui nous voulons donc réfléchir sur une question : « que signifie réussir sa vie ? ». Et si c’était une question de vocation ? ou plutôt une question de ‘réponse aux appels du Seigneur ‘.

Car nous sommes tous appelés et l’appel principal que nous recevons est un appel à la vie, une vie non pas étriquée mais « en abondance » (Jn 10, 10), c’est-à-dire une vie joyeuse, féconde qui se déploie d’abord sur la terre avant de s’épanouir pleinement en Dieu. Peut-être n’avons-nous pas entendu ce premier appel ? Pourtant dans l’Évangile, Jésus nous appelle lorsqu’il nous dit : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48). Voici un appel exigeant qui nous montre que notre vocation première est la sainteté dans l’état de vie qui est le nôtre. Alors bien sûr, nous nous disons souvent que la sainteté n’est pas pour nous, que nous sommes bien loin d’un Saint François d’Assise, d’une Sainte Claire ou d’un Saint Curé d’Ars. Pourtant, Jésus est très clair : « soyez parfaits », ce qui signifie que nous sommes tous appelés à la sainteté, que la sainteté est notre vocation. Alors ?

Alors, peut-être avons-nous une fausse perception de la sainteté ? Le cardinal Stella, préfet de la congrégation pour le clergé, nous a donné quelques éléments de réponse dans une homélie qu’il a prononcée pour la fête du pape Saint Pie X :

« La sainteté ne consiste pas à exhiber des œuvres extraordinaires mais, avant tout, à laisser agir en nous la grâce de Dieu, c’est-à-dire nous ouvrir à lui pour lui permettre de transformer notre cœur. Il ne s’agit pas de ne jamais nous tromper ou de ne pas faire l’expérience des chutes – ce qui d’ailleurs est impossible – mais de rester toujours disponibles à la rencontre avec le Seigneur. »

Mais cela n’est possible que si nous ne nous laissons pas séduire par les idoles : notre moi, nos idées, nos biens matériels, la recherche du pouvoir, de l’argent, de l’efficacité, etc. Ainsi, pour le cardinal Stella :

« Être saint signifie concrètement deux choses : donner la primauté à Dieu en refusant toute idolâtrie ; tout vendre pour suivre le Seigneur, en restant son disciple. […] Et on n’est disciple que lorsque, abandonnant librement ses sécurités, on s’ouvre à la disponibilité de la rencontre avec Dieu et avec ses frères. ‘Tout vendre’ signifie vivre la pauvreté : ‘dépouille-toi de toi-même, de la prétention d’avoir toujours tout, et d’être au centre ; apprends à accueillir la joie qui vient du fait de savoir partager ton temps, l’écoute, l’amour et les choses de la terre avec les frères qui te sont proches’ ».

Voici donc un programme simple mais exigeant, source de bonheur et de joie profonde. Un programme radical suivi par Saint François et tous les grands saints. Et si ce programme devenait notre programme ? Alors nous deviendrons des saints comme Saint Maximilien Kolbe à qui nous laissons la parole pour conclure :

« Chacun peut devenir un saint et même un très grand saint, avec l’aide de l’Immaculée. Il suffit seulement qu’il le veuille. »
Saint Maximilien Kolbe.

Vous pouvez retrouver l’homélie du Cardinal Stella ici et un article intéressant sur la perfection et la sainteté vues par Mgr. Follo .

Bonne route vers ta vocation : ta sainteté !

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1517 – 2017 : de la division vers la communion ?

Récemment, le dimanche 23 juillet, nous avons écouté dans l’Évangile de Matthieu la parabole du bon grain et de l’ivraie. Cette parabole place devant nous la question du bien et du mal, la question de la communion et de la division. Nous vous en proposons une brève méditation, les textes sont accessibles ici.

La parabole nous dit qu’un homme a semé du bon grain dans son champ mais que de l’ivraie a été répandue par son ennemi. L’ivraie ! Peut-être ne la connaissons-nous pas bien ? Il s’agit d’une plante parasite, stérile, qui colonise l’environnement dans lequel elle se trouve et s’avère même toxique pour l’homme (cf. photo ci-contre). Elle est donc dangereuse et bien sûr derrière l’ivraie, nous pouvons voir l’image du mal. Mais approfondissons notre réflexion. Dans le texte grec d’origine, le mot ‘ivraie‘ est traduit par ‘zizanion‘, autrement dit par ‘zizanie‘. C’est-à-dire l’absence de communion, la discorde, la séparation

Pour nous, frères franciscains, cette parabole nous interpelle de manière particulière en cette année 2017. Saint François en effet était un homme de paix, facteur de communion et de fraternité entre les hommes, entre les frères, et avec la création. Il suffit de se rappeler quelques épisodes marquants de sa vie pour le comprendre : le baiser au lépreux, le loup de Gubbio, la rencontre avec le sultan ou bien avec les brigands, le cantique de frère soleil, etc. Pourtant, dans notre histoire communautaire, nous faisons mémoire cette année d’un anniversaire particulier : celui de la première séparation en 1517 des fils de Saint François, certains voulant suivre la règle à la lettre (observants), d’autres étant moins radicaux (conventuels) en raison des missions apostoliques confiées par l’Église.

Et aujourd’hui ? Aujourd’hui encore notre famille est scindée en trois branches masculines: les franciscains conventuels (auxquels nous appartenons), les franciscains capucins, et les franciscains (tout court). Chacune d’entre elles met en évidence des facettes complémentaires du charisme de Saint François du fait de sa richesse presque infinie. Mais ensemble nous voulons témoigner du bonheur de vivre l’Évangile en marchant sur les traces de notre fondateur.

Les franciscains conventuels de Narbonne accueillent des ‘franciscains’ (cf. notre article ici).

Alors quelles sont nos différences et nos points communs ? Pourquoi cette séparation, alors que Saint François était un chantre de la communion ? Nos trois branches masculines se réuniront-elles à nouveau un jour ? Réponses en avant première dans l’article de Pierre Moracchini ci-dessous.

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Sainte Claire, une vraie vocation franciscaine

Aujourd’hui, nous célébrons la fête de Sainte Claire, fondatrice avec Saint François de l’ordre des Clarisses. Quelques éléments biographiques sont accessibles ici, ou encore . Nous vous proposons ici de découvrir la naissance de sa vocation à la suite de Saint François.

Sainte Claire naît d’une famille de moyenne noblesse militaire en 1194. Elle est la fille d’un chevalier, Favarone di Offreducio, et d’Ortolana Fiumi. Sa mère était une femme d’une grande piété et d’une grande charité vis-à-vis des pauvres, qualités qu’elle transmettra à ses filles. Alors que la naissance de Claire était toute proche, Ortolana vécut une expérience spirituelle extraordinaire qui souligne déjà la vocation peu commune de sa fille. Fr. Thomas de Celano, biographe de Sainte Claire, nous la raconte :

« Ortolana priait un jour dans une église devant le Crucifix et demandait la grâce d’une délivrance heureuse, quand elle entendit une voix qui lui disait : ‘Femme, ne crains rien : tu enfanteras sans danger une lumière dont le rayonnement fera resplendir davantage encore la clarté du jour elle-même!’ Sur la foi de cet oracle, Ortolana voulut qu’au baptême on appelât Claire l’enfant qui naissait à la vie de la grâce. »

Dès sa jeunesse, Claire apparaissait déjà comme une grande âme, toute tournée vers Dieu. Elle le cherchait de toutes ses forces, consacrant du temps à la prière et jeûnant fréquemment. Comme sa mère, elle faisait preuve de sollicitude envers les pauvres. Messire Jean de Ventura, un hommes d’arme de son père, nous livre son témoignage :

« Cette jeune fille avait une conduite si droite et vertueuse qu’elle semblait avoir vécu longtemps dans un couvent. Bien que le train de la maison fut l’un des plus importants de la ville et qu’on y fit de grandes dépenses, néanmoins les nourritures riches qu’on lui servait, elle les cachait et les mettait en réserve, et ensuite elle les faisait porter aux pauvres. Elle portait aussi par-dessous ses vêtements une camisole blanche faite de laine très rude par pénitence. Elle jeûnait, s’adonnait à l’oraison et se livrait aux exercices de piété. »

Ainsi, l’enfance de Claire se caractérise par le désir de rencontrer Dieu. Alors que sa famille cherche à la marier et lui propose d’excellents partis, Claire refuse catégoriquement. Elle manifeste déjà des qualités qui caractériseront sa vie intérieure et personnelle : décision, persévérance, liberté vécue à la fois dans la douceur et la force intérieure, … Sa rencontre avec Saint François sera cruciale. C’est lui qui, d’abord par des prédications puis au cours de nombreuses rencontres, va la guider et l’aider à trouver sa vocation :

« Il lui rendit visite, et elle vint souvent le voir. C’est en compagnie d’une seule amie que la jeune fille quittait la maison paternelle pour aller à ces rendez-vous clandestins avec l’homme de Dieu dont la parole de feu et les œuvres lui paraissaient déborder toute mesure humaine. »

La grâce de Dieu à travers François lui fait progressivement prendre conscience des appels intimes qu’elle ressent au plus profond d’elle-même depuis déjà longtemps. Elle n’a alors plus qu’une idée : quitter le monde pour mettre ses pas dans ceux du Christ pauvre. Ce sera chose faite le 19 mars 1212, dimanche des Rameaux. En dépit de l’opposition de sa famille, à 18 ans, Claire quitte la demeure paternelle et va rejoindre les Frères Mineurs à Sainte-Marie des Anges de la Portioncule. Fr. Thomas de Celano nous raconte la suite :

« Laissant donc derrière elle sa maison, sa famille, sa cité, elle se rendit en hâte à Sainte-Marie de la Portioncule. Elle y fut accueillie à la lueur des flambeaux par les frères qui veillaient en prière autour de l’autel. C’est là qu’ils lui tondirent les cheveux et qu’elle abandonna entre leurs mains tous ses bijoux et ornements divers. […] Revêtue de l’habit de pénitence devant l’autel de Notre-Dame, […] François la conduisit aussitôt à l’église Saint-Paul. »

Ainsi, la vocation de Sainte Claire, comme toute vocation, s’enracine dans le cœur de Dieu (voir ici) comme l’a montré la parole reçue par sa mère peu avant sa naissance. Elle s’est progressivement développée, grâce à l’éducation chrétienne d’Ortolana et aux efforts de la jeune Claire pour tendre vers le Bien. Elle s’est enfin épanouie sous l’impulsion de Saint François qui a ouvert à Claire une nouvelle voie spirituelle dans laquelle elle pourra pleinement porter du fruit. Un lien très fort, une amitié spirituelle indissoluble (voir ), unit ainsi ces deux saints qui, ensemble, ont fondé l’ordre des Pauvres Dames que l’on connaît davantage aujourd’hui sous le nom de clarisses. Pour conclure, laissons Sainte Claire nous résumer elle-même son cheminement vocationnel :

« La plus grande de toutes les grâces que nous avons reçues et que nous recevons chaque jour de notre grand Bienfaiteur, le Père des Miséricordes, celle dont nous devons lui être le plus reconnaissantes, c’est notre vocation ; et nous devons témoigner à Dieu d’autant plus de gratitude que l’état auquel il nous a appelées est plus grand et plus parfait. C’est pourquoi l’Apôtre dit : ‘Prenez conscience de votre vocation !’ Or, le Fils de Dieu s’est fait lui-même notre Voie et le bienheureux Père saint François, son amant authentique et son imitateur, nous l’a montrée et enseignée par sa parole et par ses exemples. »
Testament de Sainte Claire.

Cet article s’est appuyé sur les sources suivantes [1] [2] dans lesquelles vous pourrez trouver des informations complémentaires sur la vocation de Sainte Claire.

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De Giovanni à Bonaventure : la naissance d’une vocation, la naissance d’un grand saint

Aujourd’hui, nous fêtons Saint Bonaventure, évêque, cardinal, ministre général de l’ordre des frères mineurs, docteur de l’Église. Giovanni (Jean en Français) da Fidanza est né en 1217, il y a donc exactement 800 ans cette année. Malade très jeune au point que l’on craignait pour sa vie, sa mère pria Saint François et obtint sa guérison. La tradition nous dit qu’en le voyant Saint François s’écria : ‘O Buona Ventura‘ et que le nom sous lequel nous le connaissons aujourd’hui trouve sa source dans cette exclamation. Nous vous avons déjà présenté sa vocation ici. Aujourd’hui, nous vous proposons de le découvrir à travers le regard du pape Benoit XVI qui a proposé trois catéchèses sur ce grand saint. Nous nous focalisons sur la première où le pape nous parle de l’éveil de la vocation de Saint Bonaventure, alors qu’il se trouvait à La Sorbonne à Paris et « venait d’obtenir le diplôme de Maître d’art que nous pourrions comparer à celui d’un prestigieux lycée de notre époque » :

A ce moment, comme tant de jeunes du passé et également d’aujourd’hui, Jean se posa une question cruciale: « Que dois-je faire de ma vie ? ». Fasciné par le témoignage de ferveur et de radicalité évangélique des frères mineurs, Jean frappa aux portes du couvent franciscain de la ville et demanda à être accueilli dans la grande famille des disciples de saint François.

Il est légitime bien sûr se demander pourquoi ce jeune homme intelligent, promis à une brillante carrière universitaire, choisit de quitter le monde pour suivre les traces de Saint François. Le pape Benoit XVI nous en donne la raison profonde : « Chez saint François et dans le mouvement auquel il avait donné naissance, Giovanni reconnaissait l’action du Christ ». Il l’écrit d’ailleurs lui-même dans une lettre à l’un de ses frères :

« Je confesse devant Dieu que la raison qui m’a fait aimer le plus la vie du bienheureux François est qu’elle ressemble aux débuts et à la croissance de l’Église. L’Église commença avec de simples pêcheurs, et s’enrichit par la suite de docteurs très illustres et sages; la religion du bienheureux François n’a pas été établie par la prudence des hommes mais par le Christ ».

C’est ainsi que prit naissance la vocation franciscaine de Saint Bonaventure. Il passa sa vie à la développer, répondant aux appels successifs du Christ et faisant fructifier les talents que le Seigneur lui avait donnés. Il devint ainsi prédicateur et enseigna la théologie. Il laissa d’ailleurs de nombreux écrits dont deux Vies de Saint François et différents traités, marquant ainsi la doctrine catholique par son autorité intellectuelle. Pour cette raison, il deviendra Docteur de l’Église connu sous le nom du ‘Docteur Séraphique‘. Il fut aussi ministre général de l’ordre franciscain qu’il réforma avec beaucoup de sagesse et d’intelligence pour préserver l’unité et la communion entre les frères. Enfin, en 1273, il est consacré évêque et crée cardinal. Il mourra au Concile œcuménique de Lyon en 1274 où il travaillera au rétablissement de la communion entre catholiques et orthodoxes.

Enfin, selon un de ses contemporains, Saint Bonaventure était aussi « un homme bon, affable, pieux et miséricordieux, plein de vertus, aimé de Dieu et des hommes ». Pour terminer, nous laissons la parole à Benoit XVI :

Recueillons l’héritage de ce grand Docteur de l’Église, qui nous rappelle le sens de notre vie avec les paroles suivantes : « Sur la terre, nous pouvons contempler l’immensité divine à travers le raisonnement et l’admiration; dans la patrie céleste, en revanche, à travers la vision, lorsque nous serons faits semblables à Dieu, et à travers l’extase, nous entrerons dans la joie de Dieu »

Pour aller plus loin, vous trouvez quelques références :

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Le chapitre des familles : un temps pour être renouvelé dans le Saint Esprit !

Aujourd’hui, nous revenons sur le ‘chapitre des familles‘ que nous avons organisé à Cholet du 25 au 28 mai. Si ce nom ne vous évoque rien, le terme ‘chapitre‘ fait écho aux rencontres que nous, les frères, vivons régulièrement selon le souhait de Saint François (voir ici ou par exemple). Ces chapitres sont pour nous l’occasion de nous retrouver pour vivre ensemble des temps joyeux de prière, de formation, de détente, de communion, … Nous avons ainsi conçu le chapitre des familles, afin de permettre à tous (jeunes ou plus âgés, seul ou en famille) de vivre des temps forts similaires et de faire expérience de Dieu.

Mgr. Rey, évêque de Fréjus – Toulon.

Cette année, le thème du chapitre était « Venez, prenez possession de l’héritage qui vous a été préparé » avec l’Immaculée, Saint François et Saint Maximilien Kolbe. Plus de 1500 personnes venues de toute la France se sont donc rassemblées à Cholet pour participer à ce chapitre. Elles y ont vécu des temps spirituels forts avec des eucharisties festives, des veillées de prière et de louange, le mystère ‘Saint Maximilien’, un ‘spectacle-prière’ retraçant la vie de ce grand saint, présenté par les jeunes, … Elles ont aussi pu suivre de nombreux enseignements et ateliers adaptés à tous les âges et proposés par des intervenants de qualité. Tous ont été renouvelés dans l’Esprit Saint et dans la foi. Nombreux sont ceux qui ont fait expérience de l’Amour du Seigneur pour eux et leur famille. Vous pouvez revivre cet événement en images en visionnant la petite galerie photo sur notre site de Narbonne ici et notre album en ligne complet .

 

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L’Eucharistie et le Sacré-Cœur : la mémoire de l’Amour

« Le sacerdoce, c’est l’Amour du Cœur de Jésus », disait le Saint Curé d’Ars, tertiaire franciscain. Hier, nous avons fêté la solennité du Sacré Cœur, et dimanche dernier celle du Saint Sacrement. Mais quel est le lien entre ces deux fêtes et la très belle parole de Saint Jean Marie Vianney ? Essayons de le découvrir ensemble.
Si nous revenons sur les textes bibliques que nous avons entendus dimanche dernier (voir ici), alors nous découvrons que le thème de la mémoire revient plusieurs fois :

« Souviens-toi de la longue marche que le Seigneur ton Dieu t’a imposée. […] N’oublie pas le Seigneur ton Dieu, […] qui t’a donné la manne » (cf. Dt 8, 2.14.16) dit Moïse au peuple.
« Faites ceci en mémoire de moi » (1Co 11,24) – dit Jésus en instituant l’Eucharistie.

La liturgie de l’Église nous parle aussi de l’Eucharistie comme d’un mémorial. Cela signifie qu’elle nous aide à faire mémoire, à nous rappeler… mais de quoi ? Le Pape François, dans l’homélie qu’il a prononcée pour cette solennité, répond à cette question :

« L’Eucharistie est le sacrement de la mémoire qui nous rappelle, de manière réelle et tangible, l’histoire d’amour de Dieu pour nous. […] La mémoire est importante, car elle nous permet de demeurer dans l’amour, de se souvenir, c’est-à-dire de porter dans le cœur, de ne pas oublier Celui qui nous aime et que nous sommes appelés à aimer. […] L’Eucharistie est le mémorial de l’Amour de Dieu. »

Lorsque nous assistons à la messe, nous revivons le don parfait que Jésus a fait de lui-même au Père dans l’Esprit Saint lors de sa Passion. Il donne librement sa vie pour que nous ayons la Vie. Quelle plus belle preuve d’Amour pouvait-il nous donner ? Cela nous amène naturellement à la solennité du Sacré Cœur, ce cœur de Jésus, doux et humble, rempli de miséricorde, transpercé sur la croix, et blessé tout au long de sa vie terrestre par les persécutions et les manques d’amour. Dans les textes bibliques proclamés pour cette solennité (voir ici), une phrase peut retenir notre attention :

« Tu es un peuple consacré au Seigneur ton Dieu : c’est toi qu’Il a choisi pour être son peuple, son domaine particulier parmi tous les peuples de la terre. Si le Seigneur s’est attaché à vous, s’Il vous a choisis, ce n’est pas que vous soyez le plus nombreux de tous les peuples, car vous êtes le plus petit de tous. C’est par amour pour vous ». (Dt 7).

Cela signifie que chacun d’entre nous est unique, appelé à la vie par amour, crée pour l’amour. Comme l’indiquait le Pape François dans l’homélie qu’il a prononcée à cette occasion, on dit parfois : « ‘J’ai choisi cette religion, j’ai choisi …’: non, tu n’as pas choisi. C’est Lui qui t’a choisi, qui t’a appelé et qui s’est lié à toi. ».

Ainsi, par la fête du Saint Sacrement, le Seigneur dit à chacun d’entre nous: « Souviens-toi de ton identité : tu es mon fils, ma fille bien aimé(e). Je t’aime de toute éternité et je t’ai appelé à la vie par amour. » Et, par celle du Sacré-Cœur, il nous dit « Tu es important pour moi. Tu as été choisi par Amour et c’est ton identité. Viens à moi ! ».

Alors, devant tant d’amour, se pose la question de notre appel et de notre réponse : resterons-nous de marbre ou irons-nous vers lui avec confiance pour découvrir notre vraie identité, notre appel propre ? Saint François a répondu en se donnant totalement parce qu’il s’était rendu compte que « l’Amour n’était pas aimé ». Nous, frères franciscains, avons aussi choisi cette voie radicale où le Seigneur est notre seule richesse et notre cœur est tout entier pour lui. Et pour ceux d’entre nous qui sont prêtres, célébrer l’Eucharistie et donner le pardon de Jésus est source d’une grande joie (voir le témoignage ici de l’un de nos frères). En célébrant ces sacrements, nous sommes des canaux par lesquels l’amour du Cœur de Jésus se déverse sur le monde. Pour être de bons intendants de la grâce, nous avons chaque jour à aimer Jésus davantage pour mieux toucher, expérimenter et transmettre l’amour miséricordieux qui coule de son cœur transpercé. Oui, le sacerdoce c’est l’amour du cœur de Jésus !

Et toi, te rappelleras-tu de quel amour tu es aimé?
Te laisseras-tu toucher ?

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Mission humanitaire au Togo : épisode 3 / 3

Dans nos deux derniers articles (ici et ), nous vous avons présenté Grégory, parti en mission humanitaire au Togo avec le MAREM, une association soutenue par les franciscains. De retour, il nous a partagé son expérience. Nous voici maintenant au terme de son témoignage puisqu’aujourd’hui Grégory nous explique ce qu’il a retiré de ces quelques mois passés à Lomé et nous livre son bilan humain et spirituel de son « aventure » togolaise.

  • « Qu’avez-vous retenu de votre passage à Lomé ? »

« Je retiendrai énormément d’éléments de ce passage à Lomé. D’abord, le rapport au temps qui est vécu complètement différemment. On pourrait dire que les Français ont la montre et que les Africains ont le temps. En Europe, nous sommes parfois si pressés que nous en oublions l’essentiel de la vie : nous devons apprendre à vivre l’instant présent sans s’attacher à hier ni se projeter sans cesse sur demain.
Ensuite, cette parenthèse m’a ouvert le cœur. Elle m’a appris qu’il fallait apprendre à se détacher du superflu pour se recentrer sur l’essentiel. Je me suis heurté à une triste réalité qui rappelle que si tu n’as rien, tu n’es rien. J’ai appris que l’on pouvait partager au lieu de consommer. Cette aventure m’a permis de sortir d’une zone de confort afin de revenir plus fort.
Enfin, j’ai été « touché en plein cœur » par le sourire de ces enfants. J’ai rencontré et travaillé avec des jeunes attachants, blessés à vif, ayant simplement besoin d’amour. Leur attitude envers la vie m’a aussi marqué : ces jeunes vivent le bon comme le moins bon toujours avec le sourire et l’espoir. Aux antipodes du désespoir que l’on peut trouver en Europe, alors que nous avons tout. Le contraste est patent et la valeur de la vie prend tout son sens. »

  • « Au final, que retirez-vous de cette expérience ? »

« Le mot qui résume le mieux mon expérience au Togo sera « Élevé ». Élevé, au niveau professionnel et personnel. Élevé dans les rencontres avec les jeunes et la découverte d’histoires de vie émouvantes et percutantes.
Le bilan est plus que positif. Cela a été pour moi un crève-cœur que de quitter ce continent, rempli de ferveur, de joie et d’espoir. J’ai eu la chance de découvrir, une culture, des traditions, des rites, des regards différents sur les mêmes événements vécus de la vie. Je suis parti à la rencontre d’un peuple qui a tant à apprendre mais aussi tant à donner. J’ai appris qu’il ne fallait pas arriver avec un savoir et sa vérité, mais plutôt, observer, écouter et méditer, … Ce sont d’ailleurs les qualités requises pour un travailleur social. De fait, j’ai pu revenir à la base de ce beau métier et de la relation d’aide. »

« En conclusion, si la main qui donne,
c’est la main qui reçoit, alors j’ai été gâté. »

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