La vocation de Saint Matthieu : un appel à la liberté

Aujourd’hui, après les belles histoires vocationnelles de nos deux postulants et de nos jeunes en recherche de l’Année Saint François, nous revenons sur un appel extraordinaire: celui de Saint Matthieu, connu sous le nom de Lévi, collecteur d’impôts et pécheur notoire…

Jésus vit, en passant, un homme assis au bureau de la douane, appelé Matthieu, et il lui dit : « Suis-moi ! » Et se levant, il le suivit. (Mt 9, 9)

Superbe vocation ! Dans ce récit, il y a une rapidité presque brutale, une simplicité presque banale qui couvrent le mystère de cette réponse radicale et muette. Jésus « vit ». L’événement de la vocation de Matthieu est la rencontre intense et silencieuse de deux regards. Matthieu se sait vu : Est-ce pour moi que tu es venu ? Précisément ici, où l’on ne fait que négocier et manipuler de l’argent ? Qui, moi ? Comment ! Toi ! Tu m’appelles, moi ?

Jésus avait dit : « Nul ne peut servir deux maîtres, Dieu et Mammon » (Mt 6, 24). Dans le cas de Matthieu, le comptoir sert d’autel pour un culte qui réunit une petite assemblée de « dévots » occupés à compter des pièces de monnaie. Le fonctionnaire d’Hérode, le pécheur public pratiquant un métier déshonorant est appelé. La voix de Jésus traverse l’abîme : « Suis-moi ! », c’est-à-dire : « Imite-moi ». Et le cœur de Levi bondit : « Quittant tout et se levant, il le suivit ».

Jésus lui dit par son regard et son autorité : « Tes affaires et ton argent sont pour toi une prison, je passe dans ta vie pour que tu sois libre ». D’un regard, d’un mot, Jésus a rejoint son désir le plus secret, le meilleur de lui-même, l’extraordinaire possible qui sommeille en lui. Et Lévi s’est senti reconnu, respecté, appelé en ce point intime où tout peut renaître. Jésus regarde toujours le plus authentique qui existe dans chaque personne. Jésus s’est arrêté, il n’est pas passé au large à la hâte, il a regardé le publicain sans hâte, avec paix. Dieu vient nous appeler à tout âge, dans nos occupations quotidiennes et dans notre péché. Tout le monde est appelé.

Matthieu laisse derrière lui le comptoir des impôts, l’argent, l’avoir et le pouvoir. Il ne veut plus prendre. Maintenant, avec Jésus, il se lève pour donner, pour offrir, pour s’offrir aux autres. Voilà la belle histoire vocationnelle de Matthieu. Le regard de Dieu s’est posé sur lui. Le regard de Jésus s’est posé sur un pécheur public et le pécheur s’est levé, et il a suivi Jésus.

Et aujourd’hui ? L’histoire continue. Dieu pose son regard sur nos vies là où nous sommes. Il nous surprend. Devant notre ordinateur ou notre portable, dans notre bureau ou dans le métro… Dieu passe, Dieu voit, Dieu appelle, …

Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs !
Évangile selon Saint Marc, 2, 17

 

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Année Saint François : les jeunes témoignent !

Dans notre dernier article, alors que nous célébrions la fête de la Présentation de Jésus au temple qui marque aussi la journée de la vie consacrée, nous vous avons amené à la rencontre de nos postulants. Nous vous proposons aujourd’hui d’écouter le témoignage des jeunes de l’Année Saint François 2018 – 2019.

Ils s’appellent Mathieu, Thomas, Henri et Pierre – Louis. Ils sont jeunes. Ils ont entre 18 et 30 ans. Ils ont choisi de donner une année de leur vie au Seigneur. Accueillis au sein de notre couvent de Cholet, ils partagent notre vie et participent à notre mission. Mais que vivent-ils vraiment au cours de cette année ? Et surtout pourquoi ont-ils choisi de suivre cette Année Saint François ? Autant de questions auxquelles ils ont bien voulu répondre pour nous en vidéo, avec – en prime – une interview de fr. Jean – François – Marie, gardien du couvent Saint François et actuel custode provincial, qui reviendra pour nous sur l’Année Saint François. Nous vous souhaitons une bonne écoute et nous leur souhaitons une bonne route ! Nous les portons dans notre prière.

Pour davantage de renseignements, vous pouvez suivre ces liens : [Présentation] [Programme] [Témoignages] [Flyer]. D’autres questions ? N’hésitez pas à nous contacter !

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Fête de la Vie Consacrée : rencontre avec nos jeunes postulants !

Aujourd’hui, nous célébrons la fête de la Présentation de Jésus au Temple qui marque aussi la Journée de Prière pour la Vie Consacrée. Dans notre dernier article (cf. ici), nous avons rappelé que la vieillesse n’est pas le signe de la fin ou de la stérilité. Au contraire, les aînés d’aujourd’hui ont été jeunes hier. Ils témoignent de la beauté de la vie consacrée et montrent la voie à suivre aux jeunes qui désirent se donner au service du Seigneur.

Dans notre custodie de France – Belgique, nous avons la joie de voir de nombreux jeunes discerner leur vocation au sein de l’Année Saint François (voir ici) ou bien s’engager à la suite du Christ de manière plus radicale (cf. , ou encore ). Pour célébrer la fête de la Vie Consacrée et parce que les arbres qui poussent font moins de bruit que ceux qui tombent, nous vous amenons à la rencontre de ces jeunes désireux de répondre à l’appel que le Seigneur a sur leur vie. Dans la vidéo ci-après, nous vous proposons de découvrir nos deux postulants. Ils sont en communauté dans notre couvent de Cholet et nous expliquent les raisons qui les ont poussés à tenter l’aventure d’une vie donnée sur les pas de Saint François. Nous leur souhaitons bonne route et les assurons de notre prière !

Intéressé ? Des questions ?
N’hésitez pas à nous contacter

Le postulat est la première étape de la vie religieuse franciscaine. Pour en savoir plus, suivez ce lien !

 

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Vieillissant, il fructifie encore !

Nous allons bientôt célébrer (le 2 février) la fête de la Présentation de Jésus au temple qui marque aussi la Journée Mondiale de prière pour la Vie Consacrée. L’Évangile prévu pour cette fête nous donne l’exemple d’Anne et de Syméon, deux personnes déjà âgées, mais toujours attentives aux signes de Dieu et fidèles à son appel. C’est ainsi que, présents au temple à l’arrivée de Marie et Joseph, ils vont reconnaître en Jésus Enfant le Messie promis pour tout Israël. La présentation de Jésus est donc aussi une rencontre entre les ‘anciens’ et les ‘jeunes’  (cf. ici). Nous vous proposons donc aujourd’hui de méditer sur… la vieillesse. Et si nous changions notre regard ?

En prêchant des retraites, on visite des monastères et des couvents où l’on voit des sœurs et des frères âgés. Souvent, l’on entend dire : dans certaines églises, il n’y a que des cheveux blancs… La constatation est juste mais parfois le jugement ne l’est pas. Bien sûr, qui ne souhaite pas voir des églises remplies de jeunes pleins de créativité, d’énergie et de passion ? Pourtant, il y a des périodes de « vache maigre » où l’on constate l’âge canonique de l’assemblée et l’absence de la jeunesse. Dans ce contexte, la parole du psalmiste nous éclaire :

« Vieillissant, il fructifie encore » (Ps 91, 15).

La vieillesse n’est pas le signe de la fin ou de la stérilité. Il est édifiant de voir des hommes et des femmes de Dieu se trouvant à la fin de leur parcours avec un visage serein et une vie riche. Ils ne sont pas dans la phase de l’action mais de la contemplation. Derrière les rides et les corps fatigués, il y a des histoires sublimes. Ils n’utilisent pas de cosmétiques, le don de leur vie a laissé une trace sur leur visage. Ils sont marqués par la passion de la vie. Ils ne se sont pas protégés, ils ont risqué. Ils sont heureux d’avoir donné et ils prient pour ceux qui sont sur le terrain en train de donner.

Les aînés d’aujourd’hui ont été jeunes hier. Ils nous montrent la voie à suivre. Leur témoignage pour nous est leur présence. Oui, ils sont là : fatigués mais présents. Fatigués mais heureux. Ils sont fidèles jusqu’au bout.

Oui, il y a une belle fécondité dans la fidélité !

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Muscle ton jeu !

Il y a environ 7 mois la France est devenue championne du monde de football pour la deuxième fois de son histoire, après la victoire de 1998. Plus récemment, l’équipe de France féminine de handball est devenue championne d’Europe après avoir elle aussi remporté la couronne mondiale. Ces exploits nous ont donné matière à réflexion pour l’année qui vient de s’ouvrir. Notre méditation partira d’une phrase désormais célèbre (au moins pour les amateurs de football 🙂 ) qu’Aimé Jacquet a adressée à Robert Pirès en 1998 (voir ici) :

« Muscle ton jeu, Robert ! Si tu ne muscles pas ton jeu, tu vas avoir des déconvenues. »

Cette phrase s’adresse à un jeune footballeur talentueux pour l’encourager à progresser et à prendre pleinement sa place dans l’équipe et sur le terrain. Ainsi en est-il pour nous sur un plan spirituel lorsque le Seigneur nous place sur le terrain de la vie. Comme un footballeur, nous avons à trouver le poste qui nous convient le mieux, c’est-à-dire discerner notre vocation, notre identité propre. Ensuite, il s’agit de nous entraîner chaque jour tout comme le footballeur apprend et répète ses gestes techniques. Saint Paul nous y encourage (1 Th 4, 1) :

« Faites donc de nouveaux progrès, nous vous le demandons, oui, nous vous en prions dans le Seigneur Jésus. »

Ces progrès peuvent prendre la forme d’actes d’amour simples et concrets dans notre vie quotidienne pour entraîner notre charité. Enfin, il s’agit de muscler notre foi et notre espérance, en acceptant dans notre vie les épreuves et en les vivant attachés au Seigneur, en lui faisant confiance, sûrs de son amour pour nous. Car les épreuves font partie de la vie. Il ne faut pas en être surpris : elles sont nécessaires à notre croissance spirituelle, pour passer progressivement de l’enfance de la foi à son adolescence puis sa maturité. Elles nous aident à ‘muscler notre jeu spirituel pour être ‘forts de la force de Dieu‘ et bien charpentés intérieurement. La Parole de Dieu nous le confirme :

« Mon fils, si tu aspires à servir le Seigneur, prépare ton âme à l’épreuve. Fais-toi un cœur droit, et tiens bon ; ne t’agite pas à l’heure de l’adversité. Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas […] Toutes les adversités, accepte-les ; dans les revers, sois patient […] Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ; rends tes chemins droits, et mets en lui ton espérance .» (Si, 2, 1 – 6)

« Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ; elles vérifieront la valeur de votre foi. » (1 P 1, 6 – 7)

Comme Aimé Jacquet et tout sélectionneur, le Seigneur appelle les hommes à intégrer son équipe, c’est-à-dire à collaborer au plan de salut qu’il a conçu depuis toute éternité. Il les place stratégiquement, chacun recevant sa vocation pour le Bien de tous. Tous sont appelés en tant que titulaires. Il n’y a pas de remplaçant : chaque homme, chaque femme a une vocation propre à découvrir et une mission à mener à bien, avec la grâce que Dieu lui donne. Ainsi, si dans notre liberté nous ne tenons pas notre place, alors l’équipe entière est affaiblie. Personne n’est inutile : chacun a sa place dans le plan de Dieu. Peut-être pensons-nous que nous sommes incapables ou indignes ? Jésus nous rassure : « Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs ». Alors :

♦ Musclons notre vie intérieure et notre relation à Dieu en accueillant l’Enfant Jésus né à Noël (cf. ici et ).
♦ Musclons notre foi, notre espérance, notre charité par des gestes concrets d’amour au quotidien.
♦ Musclons notre patience, notre persévérance et notre détermination en acceptant les épreuves et les difficultés de la vie.
♦ Musclons nos qualités et excellons là où nous sommes bons.

Et si cela était notre programme de vie pour 2019 ?

Bonne et Sainte Année 2019 !


Vous savez bien que, dans le stade, tous les coureurs participent à la course, mais un seul reçoit le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter. Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas. Moi, si je cours, ce n’est pas sans fixer le but ; si je fais de la lutte, ce n’est pas en frappant dans le vide. Mais je traite durement mon corps, j’en fais mon esclave, pour éviter qu’après avoir proclamé l’Évangile à d’autres, je sois moi-même disqualifié. (1 Co 9, 24 – 27)


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Le baptême : incarner l’Amour

Aujourd’hui, nous célébrons la fête du baptême de Jésus qui clôt le temps liturgique de Noël (voir ici). En cette belle fête, nous voulons méditer sur notre baptême, ce premier sacrement par lequel nous sommes devenus ‘enfant de Dieu‘. Souvent, pour nous, le baptême reste loin, dans notre petite enfance. Un événement d’hier. ‘Depuis le baptême, de l’eau a coulé‘, disent même certains. Oui, l’eau coule toujours et tout le long de notre vie. Parfois l’eau du baptême est pure, parfois elle est trouble. Parfois, elle est vive et circule, et parfois elle est stagnante et endormie. Douce ou salée, l’eau de la Vie nourrit notre être profond.

Lors de son baptême, Jésus plonge dans l’eau de notre humanité. Par ce rite, il s’inscrit dans la prédication de Jean. L’humanité en quête entend la voix du Père :

« Tu es mon fils bien-aimé. »

Le baptême éveille en nous la mémoire : nous sommes des fils bien aimés du Père. Quelle joie pour nous de nous savoir aimés de Dieu ! Le Seigneur ne prononce pas une formule de politesse. Il n’est pas opportuniste. Il dit ce qu’il est :

Du Père sort l’Amour. Le Fils communique cet Amour à l’humanité. L’Esprit Saint féconde cet Amour.

Nous sommes baptisés au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Le baptême réveille en nous tout ce qui est bon et bien. Puisque le baptême est un commencement, il nous renvoie au commencement du monde. Dieu a un projet où tout ce qu’il fait est bon (cf. livre de la Genèse). Dieu célèbre la bonté et la bonté de sa création.

Et si la mémoire de notre baptême réveillait dans notre vie personnelle le désir de reprendre notre mission ?

Notre mission est de faire le bien. Si aujourd’hui beaucoup de personnes « veulent être bien », il est important de vouloir, également, « faire le bien ». Le Fils bien aimé du Père aime et fait le bien.

Et si nous, fils bien aimés du Père, par notre baptême, nous commencions à faire le bien ?

Saint François disait : « Commençons frères, puisque jusqu’à présent, nous avons fait peu de choses… ». Nous avons de la chance. Nous avons une nouvelle vocation à vivre :

Incarner l’Amour par des gestes bons !

 

 

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Épiphanie : Manifester la vie

Aujourd’hui, nous célébrons l’Épiphanie. Ce terme vient d’un mot grec ‘épiphanéia‘ qui signifie ‘Manifestation‘. Cette fête fait donc mémoire de la manifestation de Jésus comme Messie à toute l’humanité. Celle-ci est représentée par les Rois Mages. Venus d’orient, ils ont suivi une étoile qui les a menés jusqu’à la crèche où ils ont adoré l’Enfant Jésus et déposé devant lui leurs trésors. Leur histoire est bien connue. Mais que nous apprend-elle aujourd’hui? C’est l’objet de cet article.


Les Mages sont des savants qui cherchent le sens de leur vie. Ils ont enduré un long voyage. Ces Mages sont inquiets parce qu’en quête intérieure. Ils posent une question :

« Où est le nouveau-né, roi des juifs ? À l’est, nous avons aperçu son étoile et nous venons nous prosterner devant lui. »

Ils cherchent un nouveau-né. Cet Enfant est la nouveauté, l’espérance, l’avenir pour des gens fatigués par la routine et la médiocrité.

Où est ? La question n’est pas banale. Nos contemporains se posent cette même question : ‘Où est Dieu ?’ Ils le cherchent. Quand on cherche quelque chose ou quelqu’un, on se met en mouvement. On ne cherche pas le vide mais quelqu’un qui existe. La quête des Mages rejoint la quête de nos jeunes d’aujourd’hui. Beaucoup de « mages », de « sages », de « gourous », apportent des réponses aux questions liées au savoir. Mais qui donne les réponses concernant l’être ? Qui offre la voie du bonheur ? Un bonheur durable.


Nous avons aperçu son étoile’, nous disent encore les Mages. Une lumière guide leur démarche. Ils ne marchent pas dans le noir. Ils ne sont pas désorientés. Ils sont conscients qu’il y a une lumière réelle capable d’éclairer leur recherche. Tant de jeunes, souvent désorientés, cherchent leur étoile. Comme les Mages, ils veulent donner un sens à leur vie. Ils cherchent un nouveau-né. Ils cherchent l’espérance dans leur vie. L’étoile aujourd’hui n’est pas toujours dans le ciel. Elle est dans ton cœur. Par ta vie, par tes choix, par ta joie, par ta foi, tu peux être un signe d’orientation pour ceux qui cherchent Dieu en vérité. Tu as ce pouvoir d’être comme l’étoile.

♦ Une vie lumineuse attire et oriente d’autres vies.
♦ Une vie lumineuse fait passer de l’ombre à la clarté.
♦ Une vie lumineuse suscite l’espérance.
♦ Une vie lumineuse réchauffe les cœurs.

Nous ne sommes pas destinés à vivre dans l’ombre. Nous ne sommes pas destinés à être sombres.


‘Nous venons nous prosterner,’ disent enfin les Mages. C’est la fin du chemin. Passer de l’agitation au calme. Passer du mouvement à l’adoration. Se poser, contempler.


Les Mages ont atteint le but de leur voyage. Ils s’arrêtent. Ils ont trouvé ce qu’ils cherchaient. L’Enfant est la paix et l’espérance pour le monde. L’Enfant est puissance d’Amour. Les Mages ne cherchent plus. Ils ont trouvé.

Jésus est là.


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Noël : qu’avons-nous fait de l’Enfant Jésus ?

Nous venons de célébrer Noël, l’une des plus grandes fêtes de notre foi chrétienne. Comme nous l’avons vu dans notre dernier article, Noël est un rendez-vous : un rendez-vous d’amour, un rendez-vous joyeux parce que – ce jour-là – nous recevons le plus beau cadeau : Jésus, Dieu-fait-homme, Emmanuel : Dieu-avec-nous. Aujourd’hui, dans cette octave de Noël, en cette fête de la Sainte Famille, nous voulons réfléchir sur une question :

Qu’avons-nous fait de Jésus qui est né à Noël ? L’avons-nous accueilli ? Ou est-il resté à la périphérie de notre maison, de notre famille, de notre vie ?

C’est que le danger de le laisser à la porte de notre cœur nous guette ! Il y a parfois tant à faire et à penser dans notre vie, que le risque est grand d’oublier jusqu’à la naissance de Jésus, alors même qu’il est le centre de la fête de Noël. Rappelons-nous ce qui s’est passé à Bethléem : Marie a accouché dans une étable car « il n’y avait pas de place dans la salle commune. » (Lc 2, 7). Et Saint Jean nous dit : « Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.» (Jn 1, 11). Pouvons-nous réaliser ? Le Dieu de tout l’univers, source de toute vie et de tout amour, sans qui rien n’a été créé et rien n’existe, est rejeté, laissé dehors ! Cela nous interroge… « L’Amour n’est pas aimé », affirmait Saint François. Cela m’interroge :

Y-a-t-il de la place dans mon cœur pour Jésus ou bien est-il déjà plein (de moi-même, de soucis, etc.) ? Jésus est-il vraiment important pour moi ? Est-ce que je l’aime ou m’est-il indifférent ? Peut-être me fait-il peur ? Peut-être suis-je trop occupé ?

Noël sans Jésus est un ‘fake, une ‘contrefaçon‘ qui donne un plaisir temporaire, là où il s’agit de recevoir une joie profonde et durable ! La vraie fête de Noël est un rendez-vous d’amour avec notre Dieu qui se fait humble, tout petit, afin que nous n’ayons plus peur de l’approcher. Le Tout Autre se fait le Tout Proche afin que nous puissions le prendre dans nos bras, le serrer contre notre cœur et l’accueillir dans notre vie. Et si nous l’accueillons dans notre vie, alors elle change ! Elle prend tout son sens, toute sa consistance ! Elle devient féconde ! Regardons Marie. Son ‘oui‘ à l’Ange qui venait bouleverser tous ses projets (voir ici) a changé la vie de toute l’humanité !

Alors, en cette octave de Noël, au risque de paraphraser une célèbre publicité pour un parfum italien, avec Marie, disons OUI à la vie, à la bonté, à la beauté, à la joie, à la fécondité, à l’espérance ! Disons OUI au Seigneur, au projet qu’il a sur nous de toute éternité. Accueillons-le dans notre vie et faisons lui de la place. Saint Jean Baptiste disait : « il faut que lui grandisse et que moi je diminue ». Comme lui, comme Marie, laissons Jésus se former en nous et peu à peu prendre la première place dans notre cœur. Alors notre cœur se dilatera aux dimensions de celui du Christ, et, avec Saint Paul, nous pourrons dire : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ». Alors comme Saint François, nous serons les ‘Alter Christi‘ (les ‘autres Christ‘) que le monde attend et nous porterons le feu de son amour jusqu’au confins de la terre. C’est notre appel, c’est notre vocation de chrétien !

« Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. » (Jn 1, 9 – 13)

Et si nous avons l’impression d’avoir manqué notre rendez-vous d’amour du 25 décembre, soyons rassurés : nous avons une session de rattrapage… 🙂 en effet, dans l’octave de Noël, liturgiquement, c’est Noël pendant huit jours! Huit jours donc pour goûter en profondeur cette fête ! Huit jours pour dire OUI…

 

 

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Noël, rendez-vous avec le Prince de la Paix !

Nous avons vécu des temps difficiles dans notre pays : crispation sociale, violence, mécontentement, frustration, … une phrase du prophète Isaïe nous vient à l’esprit :

Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. (Is 9, 1)


OUI ! Notre société a besoin d’être pacifiée, unifiée, réconciliée. Noël est un cadeau pour que nous puissions voir la vie autrement. Ces crises nous aident à voir Dieu à l’œuvre. Elles ouvrent des passages :

D’un noël commercial à un Noël spirituel.
D’un noël de consommation à un Noël de communion.
D’un noël artificiel à un Noël authentique.
D’un noël extérieur à un Noël intérieur.
Du noël du ventre au Noël du cœur.
Du noël de la tristesse au Noël de la joie.


OUI ! Au milieu de nos tourments et de nos zones d’ombre, nous verrons se lever une lumière !

Noël est une Bonne Nouvelle !

Comme nous l’avons vu pendant l’Avent, Jésus naît au milieu de notre humanité tiraillée entre les doutes de Zacharie, la stérilité d’Élisabeth, la foi de Marie, le bouleversement de Joseph, … Jésus apporte sa présence silencieuse. Il est là. Il est au milieu de nous. Il est Emmanuel. Il sauve.


OUI !

Un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix ».
(cf. Is 9, 5).

Jésus incarne le conseil, la force, la paternité, la paix. Il est la réponse à nos inquiétudes, à nos fragilités, à nos violences, à nos doutes. Il suscite des vocations audacieuses à la paix et à la joie dans notre monde !


Nous vous souhaitons un Joyeux Noël :
une rencontre joyeuse avec le Prince de la Paix !


Ne manquons pas notre rendez-vous !


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Que devons-nous faire ?

Nous venons de célébrer le troisième Dimanche de l’Avent. Nous avons écouté des lectures qui nous invitent à la joie et à l’espérance (cf. ici). C’est que ce dimanche est aussi le Dimanche ‘Gaudete. ‘Gaudete‘ est un terme latin qui signifie ‘réjouissez-vous‘. Se réjouir ? Mais… de quoi ? De la venue de Jésus. L’Avent est donc un temps d’attente joyeuse de l’arrivée du Sauveur. Notre vie est aussi un ‘Avent’, un temps que le Seigneur nous donne pour nous préparer à sa rencontre. Mais que faire ? Que devons-nous faire pour mettre ce temps à profit ? La réponse est dans l’Évangile de Saint Luc que nous avons écouté (voir ).

Au début de cet Évangile, Jean le Baptiste prêche au bord du Jourdain et baptise. Des foules se sont rassemblées autour de lui. Bien plus, ces personnes ont quitté leur ville et l’ordinaire de leur vie pour aller vers le désert et Jean le Baptiste. Ils viennent tels qu’ils sont, avec leurs questions, leurs doutes, leurs attentes, … D’après le texte (Lc 3, 10.12.14), trois catégories de personnes interrogent Jean : les foules, puis les publicains et enfin les soldats. Tous posent une même question, très simple :

Que devons-nous faire ?

Cette question reflète une inquiétude, un manque. Ces personnes sont en recherche : elles ne savent pas comment agir, comment mener leur vie. Elles ont besoin d’un guide, d’un maître, d’un coach comme l’on dirait aujourd’hui.

Et nous? Tous, jeunes ou plus âgés, nous pouvons nous identifier à ces personnes de l’Évangile et décliner cette question pour notre vie :

Moi, avec mes doutes, que faire ?
Moi, avec mon enthousiasme, que faire ?
Moi, avec mes peurs, que faire ?
Moi, avec mes forces, que faire ?
Moi, avec mes rêves, que faire ?
Moi, avec ma vie, que faire ?

Jean donne des réponses simples : Tout un programme de vie !

Un certain François d’Assise est passé, lui aussi, par cette étape de recherche. A un moment crucial de sa vie, après les fêtes, les satisfactions éphémères et le plaisir, après le succès social, il sent un vide en lui (cf. ici). Il n’a pas encore trouvé sa place dans le monde. Et comme les foules, les publicains et les soldats, il se dit : « Que dois-je faire ? ». Alors, comme eux, il se tourne vers le Maître et lui pose cette question :

« Seigneur, que veux-tu que je fasse ? »

La réponse viendra dans la petite église de Saint Damien : « Va et répare mon Église ! » (cf. ici). Ce sera le début d’une nouvelle vie pour Saint François. Pour nous aussi, la question est ouverte. Elle attend une réponse. Cette réponse, et surtout notre docilité à cette dernière, ouvre une nouvelle page dans notre vie.

Alors… les foules, les publicains et les soldats ont trouvé leur réponse. Saint François a trouvé sa réponse.

Et toi ?

Rappelle-toi… Demandez et vous recevrez !

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