Son nom est Jean … et le tien ?

Dimanche 24 juin, nous avons célébré une solennité : celle de la nativité de Saint Jean Baptiste. Nous avons donc fêté en quelque sorte son anniversaire. Mais au fait pourquoi s’appelle-t-il Jean? Et quel est son appel? C’est ce que nous vous proposons de découvrir dans cet article!

Jean : Un nom pour une mission

Jean est le fils de Zacharie et Élisabeth. Tous deux sont avancés en âge et ils ont perdu tout espoir d’avoir un enfant. Tout commence avec l’apparition de l’Ange Gabriel à Zacharie :

« Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été exaucée : ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. » (Lc 1).

Mais Zacharie ne croit pas en cette annonce et devient muet. Élisabeth, quant à elle, tombe enceinte. A la naissance de Jean, pour sa circoncision, on demande le prénom de l’enfant. Alors qu’on voulait l’appeler Zacharie comme son père, sa mère s’y oppose avec fermeté :

« Non, il s’appellera Jean. »

Les proches s’étonnent : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! ». Zacharie se fait alors donner une tablette sur laquelle il confirme le prénom :

« Jean est son nom. »

Pourquoi ce prénom a-t-il autant d’importance? Avec ce nom, c’est l’identité et la mission du fils de Zacharie et Élisabeth qui est révélée. Jean vient de l’hébreu Yehohanan, synonyme de « Dieu fait grâce » ou de « Dieu pardonne ». Il est le précurseur, le dernier des prophètes de l’Ancien Testament avant la manifestation de Jésus, le Messie que tout Israël attend. Le prénom de ‘Jésus‘ signifie ‘le Seigneur sauve‘. Autrement dit, les temps sont accomplis : l’ère de la justice où l’homme ne pouvait plus voir le visage de Dieu sans mourir est révolue. Place à l’ère de la Miséricorde : Jésus vient révéler le vrai visage de Dieu, celui de l’Amour.

La vocation de Jean est donc celle d’un prophète. A ce titre, il est envoyé devant Jésus pour préparer sa route. Il joue en quelque sorte le rôle de l’escorte des motards devant la voiture du président de la république ! Il annonce un baptême de conversion et prépare le peuple d’Israël à la venue de Jésus. Mais sa vocation va plus loin puisqu’il va aussi préparer Jésus lui-même à sa vocation de Messie. C’est lui qui va le baptiser au début de sa vie publique, avec le baptême de conversion, en attendant que l’Esprit Saint soit répandu par la mort de Jésus sur la croix et la Pentecôte. Jean prépare ainsi Jésus à devenir le grand prêtre par excellence, celui qui va donner sa vie pour que l’homme pécheur ait la Vie éternelle.

Jean : un homme qui a découvert son identité profonde.

Jean est un homme hors du commun. Il vit seul, dans le désert, vêtu de poils de chameau et se nourrit de sauterelles et de miel sauvage. Que fait-il au désert? Il se tient dans la présence du Seigneur et est à l’écoute du Saint Esprit. Jean est donc un homme dont les sens spirituels sont ouverts. Lorsque la Parole de Dieu lui est adressée, il part dire à tous ce qu’il a reçu et il débute sa mission. Il attire les foules à un point tel que les scribes lui posent une question : ‘Que dis-tu de toi-même?‘, c’est-à-dire ‘Qui es-tu? Quelle est ton identité?‘. Il répond avec la Parole de Dieu (Jn 1, 23) :

« Je suis la voix qui crie dans le désert : préparez les chemins du Seigneur ! »

Jean est donc un homme qui, au désert, a découvert sa vocation, sa mission, son identité profonde ! Il sait qui il est devant le Père. Il ne cherche pas la reconnaissance ou la renommée. Jean sait qu’il n’est qu’un simple ‘poteau indicateur’ et il n’hésite pas à désigner Jésus comme l’Agneau de Dieu à tous, y compris à ses disciples :

♦ « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. » (Lc 3, 16)
♦ « Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : ‘Voici l’Agneau de Dieu.’ Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. » (Jn 1, 29 – 37)

Jean est un bon maître. On dirait aujourd’hui qu’il est un bon accompagnateur, un bon père spirituel. Sa vie est toute orientée pour préparer les cœurs des foules et de ses disciples à la venue du Messie : ‘il faut que lui grandisse et que moi je diminue‘ (Jn 3, 30). Jésus dira de lui : ‘Je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne n’est plus grand que Jean.’ (Lc 7, 27 – 28).

Et pour nous aujourd’hui?

Comme Jean, nous avons une identité propre, notre nom qui est prononcé par le Père pour que nous ayons la vie. Comment le découvrir? En faisant de la place au Seigneur dans notre vie. Comme Jean, nous pouvons partir au désert, c’est-à-dire nous écarter un instant du monde pour l’écouter. C’est dans cet esprit que nous avons conçu l’Année Saint François. L’Année Saint François, c’est …

  • un temps donné au Seigneur pour découvrir notre identité profonde, qui nous sommes devant le Père ;
  • un temps pour découvrir notre vocation et notre mission ;
  • un temps pour nous former et être les témoins, les apôtres de feu dont le monde a tant besoin !

Car nous sommes tous appelés à devenir des ‘Jean le Baptiste’, i.e., des personnes qui préparent les chemins du Seigneur dans leur propre cœur mais aussi pour les autres! Et si tu nous rejoignais ?

Ainsi parle le Seigneur : ‘Je t’ai appelé par ton nom, tu comptes beaucoup à mes yeux, tu es précieux pour moi car je t’aime’. (Is. 43).

Toutes les informations sur l’Année Saint François sont accessibles en suivant ces liens :

En complément à cet article, nous vous proposons de retrouver ici l’homélie prononcée dans notre église de Narbonne en cette solennité.

Oui, son nom est Jean… Et le tien ?

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Tu nous as choisis pour servir en ta présence : une « méditation-prière »

Peut-être cette phrase ne vous évoque-t-elle rien ? Ou peut-être, si vous participez régulièrement à la messe, vous rappelle-t-elle une phrase que dit le prêtre pendant la prière eucharistique qui suit la consécration, juste après l’anamnèse. Cette phrase, rappelée ci-dessous, sera à la base de notre ‘méditation-prière’ d’aujourd’hui :

Nous te rendons grâce car tu nous as choisis pour servir en ta présence. Prière eucharistique numéro 2.

Servir en ta présence… comme cette expression est belle et lourde de sens… Elle m’interroge :

Sous le regard de qui est-ce-que je vis ? Sous le regard de qui est-ce que je travaille ? Mes idoles ? Moi-même ? Les autres ? Ma famille, mes amis, mes collègues, mon groupe ? Le Seigneur ?

Ta Parole m’encourage. Elle me dit :

Marche en ma présence et sois parfait ! (Gn, 17, 1)
Demeurez dans mon amour ! (Jn 15, 9)

Alors je me mets sous ton regard d’amour et je me demande :

Qu’est-ce-qui est le moteur de ma vie ? Qu’est-ce-qui lui donne un sens ? Toi, Seigneur ? Ou des idoles : l’argent, la réussite sociale, le confort, etc… ? Et qu’est-ce-qui guide ma vie? Ton Saint Esprit? Ou encore des idoles comme le regard des autres par exemple ?

Maintenant, comme l’enfant prodigue (Lc 15, 17), je rentre en moi-même et je me souviens. Tu as dit : ‘Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin‘ (Ap, 22, 13) et encore ‘Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne vient au Père sans passer par moi (Jn 14, 6)’. Alors, mon cœur s’ouvre et je comprends : je viens vers toi, Père. Le sens de ma vie, l’aboutissement de ma vie, c’est toi. Et avec Saint Pierre, je m’exclame : ‘A qui d’autre que toi pourrais-je aller? C’est toi qui as les paroles de vie éternelle‘ (Jn 6, 68). En écho, tu me réponds, caché dans ta Parole :

« Écoute, Israël, le Seigneur ton Dieu est l’Unique : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Et ton prochain comme toi-même. » (Dt 6, 4 – 5)

Cela m’interroge à nouveau :

Quel est le motif, l’intention qui guide mes actions? L’amour et donc ton Saint Esprit ? L’esprit du monde ? Les idoles ?

Je contemple maintenant Jésus : un homme qui vivait parfaitement tourné vers le Père, sous le regard du Père. Jésus est l’homme accompli : il demeure à tout instant dans son amour. Il n’oublie jamais sa présence. Il est toujours à l’écoute du Père. Il fait les œuvres que le Père lui souffle dans le Saint Esprit, cette circulation d’amour. Et moi ?

Suis-je conscient que toi, Seigneur, tu es toujours présent, que je te voie ou pas, que je te sente ou pas ? Ai-je conscience que tu es toujours là pour moi, avec moi ? Que tu es ‘Emmanuel’, c’est-à-dire ‘Dieu avec moi’, quoi qu’il se passe et quoi qu’il advienne ?

Ta Parole encore me l’assure :

« Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 20)
« Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité. […] Je ne vous laisserai pas orphelins. » (Jn 14, 16-17)

Alors je ne suis pas orphelin(e) ! Tu es mon Père. Tu m’as choisi(e), tu m’as appelé(e) dès le sein de ma mère. Tu as posé ton regard d’amour sur moi et tu m’as dit : « Vis ! » (Ez 16, 6). Tu m’as dit « Ne crains pas ! » (Is 43, 1). Tu m’as dit comme à Saint Pierre : « Avance au large » (Lc 5, 4). Tu m’as dit : « Tu es mon fils bien aimé, en toi j’ai mis tout mon amour » (Mc 1, 11). Mon cœur se dilate : je comprends que je ne suis pas né(e) d’une ‘volonté charnelle’ mais parce que tu m’as voulu(e), tu m’as désiré(e) dès avant le sein de ma mère. J’étais dans ta pensée de toute éternité. Et tu as un projet d’amour et de bonheur pour moi. Ma vie prend tout son sens en toi, sous ton regard d’amour. Renverse mes idoles, tout ce qui m’empêche de répondre à ton appel. Qu’avec le prêtre je puisse dire en débordant de reconnaissance : ‘Nous te rendons grâce, car tu nous as choisi(e)s pour servir en ta présence !‘ Que je puisse, comme Marie le jour de la Visitation, exulter en disant mon propre ‘Magnificat‘! Montre-moi ma vocation et ma mission. Que je marche en ta présence, poussé(e) par le souffle de vie et d’amour de ton Saint Esprit !

La racine du péché et du malheur, c’est l’oubli (cf. Dt 8) : l’oubli de qui je suis, d’où je viens, vers qui je vais, et surtout de qui tu es, Seigneur. Oui, écoute, Israël ! N’oublie pas ce Dieu qui t’a fait sortir d’Égypte ‘à main forte et bras étendu‘ (Dt 5, 15). N’oublie pas les merveilles de Dieu dans ta vie : des plus petites aux plus grandes… écoute, vis, aime, et n’oublie pas !

« Écoutez et vous vivrez ! » (Is 55, 3)

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Sainte Marguerite Marie, la messagère du Cœur de Jésus

Aujourd’hui, 8 juin, nous célébrons la fête du Sacré Cœur, une fête dont nous vous avons déjà parlé l’an passé (voir notre article ici). Cette fête nous rappelle la hauteur, la largeur, la profondeur de l’Amour que le Seigneur nous porte et que Jésus nous a montré à la croix. Elle trouve son origine dans les apparitions du Christ à Sainte Marguerite Marie Alacoque, religieuse à Paray-le-Monial. Dans ce billet, nous revenons sur le parcours de Marguerite Marie, une jeune fille simple devenue la messagère du Cœur de Jésus comme Sainte Faustine a été celle de la miséricorde divine au XXe siècle.

Marguerite-Marie est née en 1647, en Bourgogne. Elle est le cinquième enfant de Claude Alacoque et Philiberte Lamyn. Dès sa prime enfance, le Seigneur déjà l’attire et la prépare : elle fait preuve d’une dévotion particulière envers le Saint-Sacrement, elle préfère le silence et l’oraison aux jeux de son âge, elle fuit les distractions mondaines, etc. Elle découvre très tôt sa vocation. À cinq ans, elle entend parler des vœux religieux et elle fait sa première consécration à la messe en prononçant ces mots :

« Ô mon Dieu, je vous consacre ma pureté et vous fais vœu de perpétuelle chasteté ».

Orpheline de père à douze ans, elle est accueillie avec sa mère par des parents qui font d’elle un souffre-douleur. Marguerite-Marie trouve son réconfort dans la prière, et c’est alors qu’elle reçoit ses premières apparitions de Jésus souffrant sa Passion. A 24 ans, elle visite plusieurs couvents, et en entrant dans celui de la Visitation de Paray-le-Monial, elle entend Jésus lui dire :

« C’est ici que je te veux ».

Elle peut enfin réaliser la vocation qu’elle a perçue à l’âge de 5 ans. Elle entre donc à la Visitation en 1671 et fait sa profession solennelle l’année suivante. Les grâces mystiques l’accompagnent tout au long de sa vie mais elles culminent entre 1673 et 1675 dans plusieurs apparitions de Jésus qui lui révéleront sa mission.

  • 27 décembre 1673 : dans cette apparition, Jésus la fait reposer sur son cœur comme l’apôtre Saint Jean et lui annonce sa mission. Elle raconte avec les mots de son siècle cette expérience extraordinaire :

« Il me fit reposer fort longtemps sur sa divine poitrine, où il me découvrit les merveilles de son amour et les secrets inexplicables de son Sacré Cœur, qu’il m’avait toujours tenu cachés, jusqu’alors qu’il me l’ouvrit pour la première fois ».

En même temps, elle reçoit sa mission et une nouvelle identité, la disciple bien aimée du Sacré Cœur :

« Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen, et qu’il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre, et qui contiennent les grâces sanctifiantes et salutaires nécessaires pour les retirer de l’abîme de perdition. Et je t’ai choisie […] pour l’accomplissement de ce grand dessein. »

  • En 1674 : Jésus apparaît à Marguerite-Marie qui adore le Saint Sacrement. Il lui montre ses stigmates. Elle raconte :

Et après cela, ce Souverain de mon âme me dit : « Voilà les desseins pour lesquels je t’ai choisie et fait tant de faveurs que d’avoir pris un soin particulier de toi dès le berceau. Je ne me suis rendu moi-même ton maître et ton directeur que pour te disposer à l’accomplissement de ce grand dessein. […] Alors, me prosternant en terre, je lui dis avec Saint Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ! », ne pouvant m’exprimer de ce que je sentais pour lors, et je ne savais si j’étais au ciel ou en terre ».

En 1675, dans l’apparition la plus importante, Jésus demandera d’instituer une fête particulière, le vendredi après la solennité du Saint-Sacrement, pour honorer son Cœur. Cette fête est celle que nous célébrons aujourd’hui. Elle a été instituée officiellement en 1765 et étendue à toute l’ Église en 1856. Jésus promet des grâces abondantes à ceux qui lui rendront cet honneur.

Cette mission, Jésus la lui rappellera tout au long de sa vie. Ainsi, en 1678, alors que Marguerite-Marie n’avait pas encore eu beaucoup d’occasions pour promouvoir la dévotion demandée, il lui dit : « Je veux que tu me serves d’instrument pour attirer des cœurs à mon amour ». Toujours la même demande, toujours la même mission car Jésus est venu chercher et sauver ce qui était perdu. Marguerite-Marie développera la dévotion au Sacré-Cœur avec l’aide de son confesseur, un jésuite, Saint Claude de la Colombière. Elle mourra le 16 octobre 1690. Elle sera béatifiée en 1864, puis canonisée en 1920.

Le Seigneur a appelé Marguerite-Marie Alacoque et l’a préparée tout au long de sa vie à la mission qu’il voulait lui confier. Une grande mission, et donc de grandes grâces mystiques pour l’aider à la mener à bien. Outre Jésus, elle a aussi eu le privilège de contempler Saint François d’Assise dans sa gloire auprès du Seigneur Jésus, et l’a reçu comme guide particulier « pour, écrit-elle, me conduire dans les peines et les souffrances qui m’arriveraient ».

Nous aussi, le Seigneur nous appelle à collaborer à son projet d’amour pour nous-mêmes et toute l’humanité. Personne ne pourra tenir à notre place le rôle que, dans sa Sagesse, il a choisi de nous donner. Comment le découvrir ? En aimant Jésus de toute notre âme et en posant notre tête sur son cœur comme Saint Jean et Marguerite Marie.

O Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre.

Vous pouvez trouver de plus amples détails sur le site du sanctuaire de Paray-le-Monial que nous avons utilisé pour bâtir cet article.

 

 

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Tout laisser pour suivre Jésus ?

Mais n’est-ce pas excessif ? Faut-il vraiment tout laisser pour pouvoir le suivre ? Notre vie, nos désirs, nos moyens de subsistance, nos familles, nos affections ?? Jésus ne serait-il pas trop exigeant ? Et d’ailleurs si tout le monde laissait TOUT, vraiment TOUT, le monde ne fonctionnerait plus… Alors ?? Alors, essayons de mieux comprendre… Le livre du Deutéronome (Dt 6, 4 – 5) peut nous aider :

Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.

Le mot ‘tout‘ revient trois fois et il apparaît en lien avec le terme ‘aimer‘. Cela signifie que nous ne pouvons pas comprendre ce ‘tout laisser pour suivre Jésus’ si nous ne nous plaçons pas dans la perspective de l’Amour. Pour aller plus loin, trois aspects méritent d’être relevés :

Cet appel à tout laisser nous concerne … TOUS, laïcs ou consacrés, quel que soit notre état de vie (mariés ou célibataires). Ce TOUT est simplement plus ou moins radical selon notre vocation propre, l’appel que le Seigneur a sur nous. Et son appel est puissant. Rappelons-nous l’appel de Pierre et André, Jacques et Jean alors qu’ils faisaient leur métier de pêcheur au bord du lac de Tibériade. Saint Matthieu nous dit (Mt 4, 18-22) :

Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. ». Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.

Idem pour l’appel de Matthieu, un collecteur d’impôts qu’il raconte lui-même comme suit (Mt, 9, 9) :

Jésus partit de là et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.

Et Zachée, un autre collecteur d’impôts, pécheur notoire (Lc 19, 5 – 6) :

Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie.

Et Bartimée, l’aveugle qui mendiait assis au bord de la route (Mc 10, 49 – 50) :

Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.

Et tant d’autres encore… lorsque l’appel de Jésus résonne, l’homme de bonne volonté ne tarde pas… qu’il soit appelé à suivre Jésus au plus près comme les apôtres ou bien simplement à changer de vie comme Zachée ou Bartimée…

♦ Mais alors quel est ce ‘TOUT’ que nous devons être prêt à laisser ? Ce ‘TOUT’ est symbolisé par le manteau que jette Bartimée. Il couvre des réalités très larges : tout ce qui nous attache et nous prive de liberté. Ainsi, cela peut être :

      • nos richesses si nous y sommes trop attachés,
      • notre famille, des amis, une personne particulière si nous leur sommes trop attachés,
      • nos idées, notre confort, si nous y sommes trop attachés,
      • notre console de jeu, notre tablette, ou notre PC si nous y sommes trop attachés, …

Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive. Cela nous amène au troisième aspect.

Que signifie être trop attaché ? Quelques extraits décapants de la Parole de Dieu peuvent nous aider à répondre :

« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. Celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. » (Mt 10, 37 – 39)

Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. » (Mt 8, 21 – 22)

« Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as, donne-le aux pauvres, tu auras alors un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. A ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. » (Matthieu 19, 21)

Dans ces extraits, Jésus ne condamne pas le fait d’être riche ou les affections légitimes entre parents et enfants. Mais ces affections, toutes nos relations aux autres et aux biens matériels doivent être ordonnées. Lorsqu’une affection n’est plus ajustée, elle devient une fin et non plus un moyen d’aller vers Dieu et de le rencontrer. Elle devient alors pour nous une idole qui prend la place de Dieu. Sans nous en rendre compte, nous ordonnons notre vie autour d’elle et nous ne sommes plus libres. Nous pouvons ainsi orienter notre vie pour amasser de l’argent en oubliant que ce n’est qu’un moyen de faire le bien. Toutes nos actions sont guidées par l’idole et non plus par le Saint Esprit. Nous ne sommes plus capables de répondre à l’appel du Seigneur, même lorsque nous l’entendons, et nous devenons alors malheureux comme le jeune homme riche de l’Évangile.

Le Seigneur nous appelle au détachement, au sain(t) détachement et avec radicalité. Avec son aide, nous devons couper tous les liens qui nous retiennent et nous empêchent de faire la volonté du Seigneur. Ce chemin du détachement est le chemin exigeant du don de soi. Il s’apprend en n’oubliant jamais que la finalité de notre vie est Dieu. C’est le chemin du bonheur, de la fécondité et d’une vie vraiment réussie. La preuve ? Dans la Parole de Dieu encore :

Jésus déclara : « Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. » (Mt 19, 29).

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Saint Sacrement et discernement

Dans le prolongement de notre dernier article sur le discernement (voir ici) et à quelques semaines de la très belle fête du Saint Sacrement, nous vous partageons ici l’enseignement que Suzanne Giuseppi-Testut a proposé à la fraternité Saint Damien de Narbonne sur ce thème. Elle a basé sa réflexion sur la première admonition de Saint François que vous pouvez retrouver ici et qui est, pour elle, le « fondement du discernement ». Le discernement sera entendu ici comme la connaissance de la volonté du Seigneur.

Suzanne Giuseppi-Testut est Franciscaine Séculière. Écrivain et conférencière, elle est l’auteur de plusieurs ouvrages liés à la spiritualité de Saint François d’Assise. Elle anime également depuis plusieurs années, en France et à l’étranger, des retraites spirituelles destinées tant aux laïcs qu’aux fraternités séculières et aux communautés religieuses. C’est donc dans ce cadre qu’elle s’est arrêtée récemment dans notre couvent Saint Bonaventure de Narbonne pour donner cet enseignement. Nous vous souhaitons une bonne lecture.


Nous tenons à remercier chaleureusement Suzanne Giuseppi-Testut d’avoir mis à notre disposition son enseignement et de nous avoir permis de le reproduire intégralement sur notre site. Pour approfondir ces aspects, vous pouvez consulter les ouvrages de Suzanne Giuseppi-Testut. Elle propose d’ailleurs une mise en perspective de ses livres par rapport à ce thème ici. Vous pouvez aussi trouver un complément d’informations sur l’auteur et une brève synthèse de ses ouvrages ici et . Enfin, elle présente son dernier livre dans l’émission ‘Halte spirituelle’ de Véronique Alzieu sur RCF. Son interview est accessible en suivant ce lien.

 

 

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Frère François-Xavier, une vocation franciscaine

Dans notre dernier article (voir ici), nous avons échangé avec Fr. François-Xavier, gardien du couvent Saint Bonaventure de Narbonne et ancien custode provincial, sur la vocation et le don de soi. Aujourd’hui, nous revenons avec lui sur sa propre vocation et sur sa vision de la vie et de la foi chrétienne, alors qu’il s’apprête à quitter Narbonne où il a passé 24 ans pour rejoindre le couvent Saint Maximilien de Lourdes (voir ). Nous reproduisons ici l’entretien qu’il a accordé très récemment au quotidien régional ‘Midi Libre’ qui l’interrogeait dans le cadre de son départ. Rencontre donc avec fr. François-Xavier…

Quelques mots sur fr. François :
D’origine espagnole, Fr. François-Xavier est entré au noviciat des frères franciscains conventuels à 17 ans, juste après l’obtention de son baccalauréat. Après 7 ans d’études en Italie, il fait sa profession solennelle et rejoint l’Université Catholique de Toulouse où il obtient sa maîtrise de théologie. Il est ordonné prêtre à 26 ans et rejoint alors le couvent Saint Bonaventure de Narbonne en 1994. Il y passera 24 ans, proposant des initiatives originales et impulsant une dynamique forte dans cette région connue pour sa déchristianisation. Il sera également élu custode provincial et assumera cette charge de 2006 à 2018 (voir ) et vicaire épiscopal du diocèse de l’Aude. Fr. François-Xavier quittera Narbonne le 1er septembre 2018 et prendra la responsabilité du couvent Saint Maximilien de Lourdes. De plus amples détails sur son itinéraire ici.

« La bonté sauvera le monde. »
Fr. François – Xavier.

 

 

 

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La vocation : se donner pour mettre le feu au monde

Fr. François-Xavier (à gauche) recevant les vœux de fr. Jérémie-Marie (à droite).

Dans notre dernier article, nous avons évoqué le Dimanche du Bon Pasteur qui marque aussi la Journée Mondiale de Prière pour les Vocations. Nous avons médité le message que le Pape François a écrit à cette occasion, montrant que Jésus a – comme tout homme – discerné sa vocation (voir ici). Aujourd’hui, nous prolongeons notre réflexion sur ce thème avec une interview en deux épisodes de fr. François – Xavier, actuel gardien du couvent Saint Bonaventure de Narbonne. Nous vous proposons ici d’écouter le premier épisode où il répond sans détour aux questions que nous nous posons tous sur la vocation, le don de soi et le sens de la vie religieuse. Le second épisode, consacré au discernement, sera bientôt disponible. Nous vous souhaitons une bonne écoute.

« Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu au monde entier! » Saint Jean Paul II, paraphrasant Sainte Catherine de Sienne à Tor Vergata lors des JMJ 2000 (texte intégral du discours ici).

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Le saviez-vous? Jésus aussi a discerné sa vocation !

Aujourd’hui, nous célébrons le 4e Dimanche de Pâques. Ce dimanche est aussi connu sous le vocable du dimanche du Bon Pasteur. Les lectures que nous avons écoutées nous révèlent l’identité messianique de Jésus :

« Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent […] et je donne ma vie pour mes brebis. » (Jn 10).

Oui, Jésus donne librement sa vie pour nous sauver (voir ici et ). Les prêtres sont plus particulièrement appelés à ce don total de soi car ils sont configurés au Christ par le sacrement de l’ordre. C’est pourquoi le dimanche du Bon Pasteur marque aussi la Journée de prière mondiale pour les vocations. C’est sur ce thème que nous voulons réfléchir aujourd’hui à partir du message publié par le Pape François à cette occasion. Tout d’abord, il rappelle qu’au « centre de notre vie, il y a l’appel à la joie » et que « notre vie et notre présence dans le monde sont fruits d’une vocation divine. […] Il s’agit d’écouter, de discerner et de vivre cette Parole qui nous appelle et qui, tandis qu’elle nous permet de faire fructifier nos talents, […] nous oriente vers la plénitude du bonheur. ». Trois aspects donc qui vont être au cœur du message du Saint Père.

Écouter

Le Pape François relève d’abord que l’appel du Seigneur est souvent discret. Il est donc important d’être attentif à son passage dans notre vie. Comme le dit le Saint Père, « il convient se préparer à une écoute profonde de sa Parole et de la vie, à prêter aussi attention aux détails de notre quotidien, à apprendre à lire les événements avec les yeux de la foi, et à se maintenir ouverts aux surprises de l’Esprit. ». Comme Jésus l’a fait lui-même dans sa vie :

« Jésus aussi a été appelé et envoyé ; pour cela, il a eu besoin de se recueillir dans le silence, il a écouté et lu la Parole dans la Synagogue et, avec la lumière et la force de l’Esprit Saint, il en a dévoilé la pleine signification, référée à sa personne-même et à l’histoire du peuple d’Israël. ».

Discerner

Le Pape François explique ensuite que « chacun de nous ne peut découvrir sa propre vocation qu’à travers le discernement spirituel, un processus qui permet d’effectuer des choix fondamentaux pour sa vie, en dialoguant avec le Seigneur et en écoutant la voix de l’Esprit. ». Jésus aussi a fait cette démarche :

« En lisant, dans la synagogue de Nazareth, le passage du prophète Isaïe, Jésus discerne le contenu de la mission pour laquelle il a été envoyé et il le présente à ceux qui attendaient le Messie : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur » (Lc 4, 18-19). ».

Aujourd’hui aussi, nous devons apprendre à « développer notre capacité à “lire à l’intérieur” de notre vie et à saisir où et à quoi le Seigneur l’appelle pour continuer sa mission. ».

Vivre

« Vraiment « aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre » (Lc 4, 20), affirme Jésus dans la synagogue de Nazareth. ».

Pour le Pape, cela signifie que : « la joie de l’Évangile ne peut attendre nos lenteurs et nos paresses ; elle ne nous touche pas si nous restons accoudés à la fenêtre, avec l’excuse de toujours attendre un temps propice ; elle ne s’accomplit pas non plus pour nous si nous n’assumons pas aujourd’hui même le risque d’un choix. La vocation est aujourd’hui ! La mission chrétienne est pour le présent ! Et chacun de nous est appelé – à la vie laïque dans le mariage, à la vie sacerdotale dans le ministère ordonné, ou à la vie de consécration spéciale – pour devenir témoin du Seigneur, ici et maintenant. ».

En guise de conclusion, nous laissons le Pape François t’adresser un appel, à toi, cher lecteur, qui que tu sois et où que tu en sois dans ta vie :

« Le Seigneur appelle encore à vivre avec lui et à marcher derrière lui dans une relation de proximité particulière, à son service direct. Et s’il nous fait comprendre qu’il nous appelle à nous consacrer totalement à son Royaume, nous ne devons pas avoir peur ! C’est beau – et c’est une grande grâce – d’être entièrement et pour toujours consacrés à Dieu et au service des frères.
Le Seigneur continue aujourd’hui à appeler à le suivre. Nous ne devons pas attendre d’être parfaits pour répondre notre généreux “me voici”, ni nous effrayer de nos limites et de nos péchés, mais accueillir avec un cœur ouvert la voix du Seigneur. L’écouter, discerner notre mission personnelle dans l’Église et dans le monde, et enfin la vivre dans l’aujourd’hui que Dieu nous donne. ».

Oui, Jésus lui-même a discerné sa vocation et l’a vécue. Et nous?

En complément, vous pouvez aussi trouver une belle méditation de Mgr. Follo sur le Bon Pasteur ici.

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Miséricorde et vocation

Nous avons célébré le deuxième Dimanche de Pâques la fête de la Divine Miséricorde. Cette fête a été instituée en 2000 par Saint Jean Paul II, le jour de la canonisation de Sainte Faustine Kowalska, une mystique polonaise dont vous pouvez retrouver une brève biographie à la fin de cet article. Dans le prolongement de cette belle fête, nous voulons méditer sur la miséricorde et mieux comprendre son lien avec notre vocation.

« Dieu est Amour », nous dit Saint Jean. Dieu se « résume » en un mot qui dit tout… Pourtant, dans l’Ancien Testament, le Seigneur apparaît souvent comme le Tout-Puissant, le Tout-Autre, celui qui fait justice : Adam et Eve sont chassés du Jardin d’Eden après le péché originel et depuis, aucun homme ne peut plus contempler le Visage de Dieu sans mourir. Même Moïse ne pourra avoir ce privilège (cf. Exode, 33, 19 – 23) :

Le Seigneur dit à Moïse : « Je vais passer devant toi avec toute ma splendeur. […] Tu ne pourras pas voir mon visage, car un être humain ne peut pas me voir et rester en vie. Voici une place près de moi, tu te tiendras sur le rocher ; quand passera ma gloire, je te mettrai dans le creux du rocher et je t’abriterai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé. Puis je retirerai ma main, et tu me verras de dos, mais mon visage, personne ne peut le voir. »

Dans le Nouveau Testament, la perspective change. Jésus au bord du lac de Tibériade se retourne et regarde les futurs apôtres André et Jean qui le suivaient (cf. Jn 1, 38). C’est le début de « l’ère » de la miséricorde qui va culminer à la Croix et dans le don de l’Esprit à la Pentecôte. La miséricorde, c’est ce « sentiment » que l’on éprouve lorsque son enfant ou quelqu’un de très proche est malade. Elle touche aux entrailles qui se retournent sous le coup de la douleur et de la peine. Et Dieu est père et mère. Comment ne souffrirait-il pas lorsqu’il nous voit souffrir? Contrairement à ce que nous pensons parfois, Dieu ne prend pas plaisir à notre souffrance. Comme si le Père avait pu prendre plaisir à voir Jésus souffrir sa Passion ! Mais Jésus était totalement libre, libre de répondre à sa vocation (cf. Jn, 10, 18) :

« Ma vie, nul ne la prend, c’est Moi qui la donne. »

Cela signifie qu’au moment de sa Passion, Jésus savait parfaitement ce qu’il faisait. Il était l’homme adulte accompli : il se donnait entièrement pour nous ouvrir les portes du Royaume et nous rendre la dignité de fils de Dieu que nous avions perdue en péchant. Car le péché n’est pas une question de morale, mais une question de vie ou de mort puisqu’il nous coupe de Dieu, la source de la Vie. C’est pour cela que le Seigneur a cherché Adam et Eve, que le Père attend inlassablement l’enfant prodigue, que le Bon Samaritain soigne le juif tombé entre les mains des ennemis, que le Bon Berger laisse 99 brebis en bonne santé pour chercher celle qui s’est perdue.

Et pour nous aujourd’hui ? La fête de la Miséricorde nous rappelle de quel Amour nous sommes aimés. Et cet Amour nous cherche et nous appelle par notre Nom. Peut-être parfois nous arrive-t-il de nous cacher, comme Adam et Eve ? Peut-être pensons-nous que nous ne sommes pas dignes d’être appelé? Il est l’Amour parfait. Il connaît notre faiblesse et sait de quoi nous sommes faits. Il veut que nous vivions en « ressuscités » : heureux, libres et debout. Notre vocation s’enracine dans son Amour qui nous a désirés depuis toute éternité. Il a un plan pour notre vie, une mission pour nous. Alors n’ayons plus peur et tournons-nous vers Lui. Répondons à son appel et mettons nos pas dans les siens. Nous annoncerons à tous sa miséricorde et nous mettrons le feu de l’Amour au monde… comme Saint François, Sainte Faustine et tous les grands saints…

On y va? 🙂

« Courage, lève-toi : Il t’appelle ! »

Vous pouvez trouver des informations complémentaires sur la fête de la Divine Miséricorde ici et . Nous vous proposons aussi découvrir la vie de Sainte Faustine Kowalska, une vie courte mais féconde dans le diaporama ci-après :

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De nouvelles communautés pour notre custodie

Nous venons de vivre la seconde partie de notre chapitre custodial à Lourdes du 2 au 5 février. Pendant ce chapitre, nous avons discuté de nos orientations futures et le définitoire nouvellement élu (voir ici) a procédé à la constitution des communautés de nos cinq couvents (Bruxelles, Cholet, Lourdes, Narbonne, Tarbes) pour les quatre prochaines années 2018 – 2022. Le résultat ? La composition de toutes les communautés est accessible sur le site de notre custodie ici et les photos correspondantes .

Les frères de la custodie de France – Belgique

Notre vie de frère est une vie itinérante de couvent en couvent, marchant simples, joyeux et fraternels, à la suite de Jésus et de Saint François, pour annoncer l’Évangile à tous ceux auxquels le Père nous envoie ! Vive la Mission !

 

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