En mission…

Mgr. Carré, Archevêque de Montpellier, envoie officiellement les jeunes en mission dans son diocèse (cliquer pour agrandir).

Aujourd’hui, nous débutons la semaine missionnaire mondiale qui se conclura le 21 octobre par le Dimanche des Missions. Vous pouvez d’ailleurs retrouver ici le message publié par le Pape François à cette occasion. Une semaine donc pour méditer sur la mission, sur notre propre mission, celle que le Seigneur nous a confiée. Une semaine aussi pour porter dans notre prière tous les missionnaires qui donnent leur vie pour l’annonce de l’Évangile. Pour nous, frères franciscains, la mission est l’un des piliers de notre vie (voir ici). Aujourd’hui, nous allons revenir pour vous sur la mission vécue par l’un de nos frères auprès des jeunes du festival Anuncio cet été. Peut-être ne connaissez-vous pas bien Anuncio et son festival? Le concept est simple : des jeunes venus de la France entière se retrouvent et partent évangéliser sur les plages envoyés par l’évêque du lieu (cf. photo ci-dessus)! Il est difficile de faire « plus missionnaire » !!

fr. Daniel – Marie.

Mais comme on ne part pas en mission sans préparation, les jeunes festivaliers vivent trois jours de formation pour être purifiés, illuminés et embrasés avant de porter le feu de l’Amour de Dieu dans les villes et sur les plages. C’est pendant ces trois jours que fr. Daniel – Marie, actuel gardien du couvent Saint Antoine de Bruxelles, a animé différents ateliers. Nous vous proposons de retrouver ici en exclusivité l’homélie qu’il a prononcée pendant l’eucharistie du vendredi 3 août. Il a médité pour nous des textes issus du livre de Jérémie et de l’Évangile de Matthieu que vous pouvez découvrir . Il nous aide à mieux comprendre notre vocation et notre mission du prophète (puisque nous sommes tous prophètes par notre baptême). Il insiste aussi sur l’importance « d’aspirer aux charismes » comme nous le demande Saint Paul dans sa première Lettre aux Corinthiens (cf. chapitres 12, 13 et 14). Nous vous souhaitons une bonne écoute et… une bonne mission là où le Seigneur vous a placés ! Des cœurs attendent la Bonne Nouvelle ! 🙂


Le prophète est à la fois recherché et rejeté, mais il passe et il sème. […] Il ne faut jamais s’occuper du résultat. On passe, on sème. Un autre recueillera et fera grandir. Fr. Daniel – Marie.


Vous pouvez cliquer ici pour mieux connaître sur Anuncio et pour en savoir plus sur le festival. Nous remercions les organisateurs et les jeunes du festival Anuncio pour leur accueil et… toute l’énergie qu’ils déploient au service de l’annonce de l’Évangile ! Que le Seigneur bénisse leur vie et leur mission ! Enfin, pour mieux connaître fr. Daniel – Marie, vous pouvez cliquer ici et .

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Tout donner comme la pauvre veuve de l’Évangile…

Aujourd’hui, dans le prolongement de nos trois derniers articles sur le thème du ‘don de soi’ (voir ici, et encore ), nous vous proposons une courte méditation sur notre manière de donner et de nous donner. Celle-ci sera basée sur l’extrait de l’Évangile selon Saint Marc proposé ci-après (Mc 12, 44) :

Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

Ce texte nous interroge : que donnons-nous au Seigneur ? Et comment donnons-nous ? Donnons-nous simplement de notre superflu ? Autrement dit, le Seigneur reste-t-il en périphérie de notre vie ? Ou bien savons-nous comme la pauvre veuve donner au Seigneur TOUT ce que nous avons (cf. ici), c’est-à-dire notre temps, nos énergies, notre vie, pour lui, pour sa gloire, pour que son Royaume d’Amour arrive sur la terre, pour mener à bien la mission qu’il nous a confiée ? Car tout ce que nous sommes, tout ce que nous avons, est d’abord et avant tout un cadeau du Seigneur. Alors, le don que nous lui faisons de nous-mêmes est-il total ou partiel ? Y-a-t-il des endroits de notre vie, de notre cœur, que nous gardons jalousement pour nous et qui restent non évangélisés ? Et comment le servons-nous ? Mettons-nous tous nos talents à son service ?

Peut-être tout donner au Seigneur nous fait-il peur (voir ici ou ) ? Mais, quel que soit notre état de vie ou notre vocation, osons ce pas de confiance : abandonnons nos idoles et choisissons Jésus comme notre Sauveur et notre Dieu. Mettons-le au centre de notre vie ! Donnons-lui les rennes de notre cœur ! C’est la clé d’une vie accomplie. C’est la clé de la sainteté et du témoignage fécond. C’est la clé du vrai bonheur dans cette vie et dans l’autre !

« Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance ! »
Évangile selon Saint Jean (Jn 10, 10).

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Vocation et engagement

Notre société vit des paradoxes. D’un côté, l’on veut être complètement libre, sans engagement. De l’autre, on veut vivre des choses à fond avec des signes concrets.

Lorsque l’on répond à une vocation, on s’engage à dire « oui » à Dieu et aux autres pour et par la Vie. De la même manière que dans le mariage, on dit « oui » dans le bonheur et dans les épreuves. La maturité est là. Si une personne a la capacité d’aller jusqu’au bout de son rêve (de sa vocation), elle saura négocier tous les méandres de la vie. Quand tout va bien, la vie est facile : il n’y a pas d’effort, tout roule, tout est simple et clair… Quand les choses vont mal, la tentation de la démission nous guette : c’est trop dur, on est trop nul, c’est impossible… Pourtant, l’engagement se vérifie dans la volonté d’aller jusqu’au bout sans se décourager. La fidélité est liée à l’engagement. Même si, actuellement, elle n’est pas très à la mode, sans elle, la vie est dure. Fidélité et confiance vont ensemble. Nous faisons confiance à notre médecin, à notre notaire, à notre coach, … sans la confiance, la vie devient un enfer. Pouvez-vous imaginer une vie bâtie sur la méfiance ?

Nous sommes souvent tentés de nous plaindre : la société va mal, la guerre sévit dans de nombreux pays, il y a trop de violence, trop de gens malheureux, trop d’injustice, … Mais, en fait, nous sommes-nous jamais demandé ce que nous pourrions faire pour changer le monde ? Il ne faut pas attendre que les autres ou les puissants le fassent pour nous. Nous pouvons nous-mêmes nous engager pour transfigurer le monde là où nous sommes. Notre vocation nous engage à illuminer le monde avec l’Amour de Dieu dans notre quotidien. Il est vrai que notre société nous forme (ou nous déforme ?) à la réussite professionnelle, mais qui nous forme à la vie ? Qui nous aide à vivre dans la joie notre vie ? Qui nous aide à combler le vide existentiel ? Qui donne de son temps et de ses capacités pour soutenir les autres ? Qui s’engage à aimer ? Bien sûr, nous parlons ici de l’Amour vrai, pas « d’amour, gloire et beauté »… S’engager pour une vie de qualité est un bonheur. Des hommes et des femmes, des jeunes en particulier, attendent de trouver sur le chemin des personnes consacrées qui ne jugent pas, ne condamnent pas mais éclairent et orientent des vies vers le Bien.

Nous sommes certains que beaucoup de jeunes veulent s’engager pour une vie meilleure, pour un monde meilleur. Jésus l’a fait, Saint François aussi. Le XXIe siècle attend des jeunes engagés pour le bonheur des autres. Dire « oui » à l’Amour de Dieu est un engagement sacré.

Pourquoi ne pas goûter à cette aventure ?

Jésus se mit à les instruire : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? […] Vous êtes la lumière du monde. […] Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. »
Mt 5, 13 – 15.

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Deux nouveaux novices pour notre custodie

Les nouveaux novices dans la basilique inférieure Saint François.

Nous avions évoqué dans notre dernier article (voir ici) que la vocation est don de soi. Nous sommes convaincus que de nombreux jeunes veulent se donner, veulent s’engager pour un monde meilleur. Les médias nous parlent souvent de la chute du nombre de vocations en Europe ou bien encore de religieux, religieuses, prêtres qui quittent leur vocation ou qui ne sont pas à la hauteur de l’appel merveilleux qu’ils ont reçu. Alors, aujourd’hui, parce que les arbres qui poussent font moins de bruit que les arbres qui tombent, nous voulons partager avec vous une grande joie pour notre famille franciscaine : l’entrée au noviciat de deux jeunes originaires de Narbonne, Hugo et Grégoire. Après deux ans de discernement à l’Année Saint François puis au postulat, ils ont été admis au noviciat, franchissant une première étape décisive dans leur réponse vocationnelle. Ils ont pris l’habit à Assise récemment, le 15 septembre 2018, en même temps que 7 autres jeunes de différentes nationalités (cf. photo ci-dessus). La cérémonie a été présidée par le P. Marco Tasca, ministre général et 119e successeur de Saint François. Nous portons fr. Hugo et fr. Grégoire ainsi que les autres novices dans notre prière et nous rendons grâce au Seigneur car Il nous donne des frères !

De gauche à droite : fr. Hugo, fr. Bernard (actuel gardien du couvent Saint Bonaventure de Narbonne), fr. Grégoire.

Et si vous vous demandez ce que l’on vit au noviciat, la réponse en vidéo ci-après avec le témoignage de fr. Samuel-Marie qui a fait sa profession simple il y a peu (cf. ici et ).  Retrouvez également les témoignages d’Hugo, de Grégoire et d’autres jeunes qui ont vécu l’Année Saint François en suivant ces deux liens [1] et [2]. De plus amples informations sur cette année de formation et de discernement sont enfin disponibles en cliquant  ici et .

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Donne-toi aux autres !

Nous l’avons déjà vu dans ce blog (cf. cet article), prendre ou donner telle est la question !

La vocation est DON !

Jésus tout le long de son ministère donne des orientations, offre des paroles de vie, guérit, sauve, … jusqu’à la croix, il donne tout, il donne sa vie. Sa vie a inspiré quantité d’hommes et de femmes qui ont voulu eux aussi DONNER.

Notre siècle et notre société font naître des jeunes voulant donner, non pas une pièce d’argent ou une voiture, mais… LEUR VIE ! Il s’agit d’un sacré défi. Il exige TOUT. Mais, avant de donner, il faut prier et réfléchir. On peut donner par philanthropie, par humanisme, … Mais, si on donne au nom de la foi, alors on relève les cœurs et on répare des vies.

Nous voyons tant de personnes dans le besoin au niveau matériel, affectif, ou spirituel. Ces personnes ont un visage, une histoire, sans doute des blessures. Comme dans l’Ancien Testament, dans le livre de Tobie, ils cherchent un « Raphaël ». Quelqu’un pour les guider. Quand on se donne aux autres, on se détache de soi-même pour plonger dans l’univers de l’autre et apporter avec respect et délicatesse un soutien.

Combien de jeunes sont prêts à se donner ! C’est merveilleux ! Si nous voyons des signes inquiétants dans la société, il est juste de voir et de célébrer aussi ce qui est bon. Chez les jeunes d’aujourd’hui, il y a de la générosité. Peut-être ne sont-ils pas de grands théologiens mais ils sont prêts à se donner. Jésus avait dit à ses disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ! » (cf. Lc 9,13). Les disciples n’étaient pas vraiment préparés à ce type d’action, mais ils ont tout risqué sur la parole de Jésus. Aujourd’hui, les jeunes peuvent donner leur temps et leurs capacités pour les plus vulnérables.

OUI, il y a de la générosité, toi aussi, donne-toi, tu seras heureux et tu feras des heureux !

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Son nom est Jean … et le tien ?

Dimanche 24 juin, nous avons célébré une solennité : celle de la nativité de Saint Jean Baptiste. Nous avons donc fêté en quelque sorte son anniversaire. Mais au fait pourquoi s’appelle-t-il Jean? Et quel est son appel? C’est ce que nous vous proposons de découvrir dans cet article!

Jean : Un nom pour une mission

Jean est le fils de Zacharie et Élisabeth. Tous deux sont avancés en âge et ils ont perdu tout espoir d’avoir un enfant. Tout commence avec l’apparition de l’Ange Gabriel à Zacharie :

« Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été exaucée : ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. » (Lc 1).

Mais Zacharie ne croit pas en cette annonce et devient muet. Élisabeth, quant à elle, tombe enceinte. A la naissance de Jean, pour sa circoncision, on demande le prénom de l’enfant. Alors qu’on voulait l’appeler Zacharie comme son père, sa mère s’y oppose avec fermeté :

« Non, il s’appellera Jean. »

Les proches s’étonnent : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! ». Zacharie se fait alors donner une tablette sur laquelle il confirme le prénom :

« Jean est son nom. »

Pourquoi ce prénom a-t-il autant d’importance? Avec ce nom, c’est l’identité et la mission du fils de Zacharie et Élisabeth qui est révélée. Jean vient de l’hébreu Yehohanan, synonyme de « Dieu fait grâce » ou de « Dieu pardonne ». Il est le précurseur, le dernier des prophètes de l’Ancien Testament avant la manifestation de Jésus, le Messie que tout Israël attend. Le prénom de ‘Jésus‘ signifie ‘le Seigneur sauve‘. Autrement dit, les temps sont accomplis : l’ère de la justice où l’homme ne pouvait plus voir le visage de Dieu sans mourir est révolue. Place à l’ère de la Miséricorde : Jésus vient révéler le vrai visage de Dieu, celui de l’Amour.

La vocation de Jean est donc celle d’un prophète. A ce titre, il est envoyé devant Jésus pour préparer sa route. Il joue en quelque sorte le rôle de l’escorte des motards devant la voiture du président de la république ! Il annonce un baptême de conversion et prépare le peuple d’Israël à la venue de Jésus. Mais sa vocation va plus loin puisqu’il va aussi préparer Jésus lui-même à sa vocation de Messie. C’est lui qui va le baptiser au début de sa vie publique, avec le baptême de conversion, en attendant que l’Esprit Saint soit répandu par la mort de Jésus sur la croix et la Pentecôte. Jean prépare ainsi Jésus à devenir le grand prêtre par excellence, celui qui va donner sa vie pour que l’homme pécheur ait la Vie éternelle.

Jean : un homme qui a découvert son identité profonde.

Jean est un homme hors du commun. Il vit seul, dans le désert, vêtu de poils de chameau et se nourrit de sauterelles et de miel sauvage. Que fait-il au désert? Il se tient dans la présence du Seigneur et est à l’écoute du Saint Esprit. Jean est donc un homme dont les sens spirituels sont ouverts. Lorsque la Parole de Dieu lui est adressée, il part dire à tous ce qu’il a reçu et il débute sa mission. Il attire les foules à un point tel que les scribes lui posent une question : ‘Que dis-tu de toi-même?‘, c’est-à-dire ‘Qui es-tu? Quelle est ton identité?‘. Il répond avec la Parole de Dieu (Jn 1, 23) :

« Je suis la voix qui crie dans le désert : préparez les chemins du Seigneur ! »

Jean est donc un homme qui, au désert, a découvert sa vocation, sa mission, son identité profonde ! Il sait qui il est devant le Père. Il ne cherche pas la reconnaissance ou la renommée. Jean sait qu’il n’est qu’un simple ‘poteau indicateur’ et il n’hésite pas à désigner Jésus comme l’Agneau de Dieu à tous, y compris à ses disciples :

♦ « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. » (Lc 3, 16)
♦ « Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : ‘Voici l’Agneau de Dieu.’ Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. » (Jn 1, 29 – 37)

Jean est un bon maître. On dirait aujourd’hui qu’il est un bon accompagnateur, un bon père spirituel. Sa vie est toute orientée pour préparer les cœurs des foules et de ses disciples à la venue du Messie : ‘il faut que lui grandisse et que moi je diminue‘ (Jn 3, 30). Jésus dira de lui : ‘Je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne n’est plus grand que Jean.’ (Lc 7, 27 – 28).

Et pour nous aujourd’hui?

Comme Jean, nous avons une identité propre, notre nom qui est prononcé par le Père pour que nous ayons la vie. Comment le découvrir? En faisant de la place au Seigneur dans notre vie. Comme Jean, nous pouvons partir au désert, c’est-à-dire nous écarter un instant du monde pour l’écouter. C’est dans cet esprit que nous avons conçu l’Année Saint François. L’Année Saint François, c’est …

  • un temps donné au Seigneur pour découvrir notre identité profonde, qui nous sommes devant le Père ;
  • un temps pour découvrir notre vocation et notre mission ;
  • un temps pour nous former et être les témoins, les apôtres de feu dont le monde a tant besoin !

Car nous sommes tous appelés à devenir des ‘Jean le Baptiste’, i.e., des personnes qui préparent les chemins du Seigneur dans leur propre cœur mais aussi pour les autres! Et si tu nous rejoignais ?

Ainsi parle le Seigneur : ‘Je t’ai appelé par ton nom, tu comptes beaucoup à mes yeux, tu es précieux pour moi car je t’aime’. (Is. 43).

Toutes les informations sur l’Année Saint François sont accessibles en suivant ces liens :

En complément à cet article, nous vous proposons de retrouver ici l’homélie prononcée dans notre église de Narbonne en cette solennité.

Oui, son nom est Jean… Et le tien ?

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Tu nous as choisis pour servir en ta présence : une « méditation-prière »

Peut-être cette phrase ne vous évoque-t-elle rien ? Ou peut-être, si vous participez régulièrement à la messe, vous rappelle-t-elle une phrase que dit le prêtre pendant la prière eucharistique qui suit la consécration, juste après l’anamnèse. Cette phrase, rappelée ci-dessous, sera à la base de notre ‘méditation-prière’ d’aujourd’hui :

Nous te rendons grâce car tu nous as choisis pour servir en ta présence. Prière eucharistique numéro 2.

Servir en ta présence… comme cette expression est belle et lourde de sens… Elle m’interroge :

Sous le regard de qui est-ce-que je vis ? Sous le regard de qui est-ce que je travaille ? Mes idoles ? Moi-même ? Les autres ? Ma famille, mes amis, mes collègues, mon groupe ? Le Seigneur ?

Ta Parole m’encourage. Elle me dit :

Marche en ma présence et sois parfait ! (Gn, 17, 1)
Demeurez dans mon amour ! (Jn 15, 9)

Alors je me mets sous ton regard d’amour et je me demande :

Qu’est-ce-qui est le moteur de ma vie ? Qu’est-ce-qui lui donne un sens ? Toi, Seigneur ? Ou des idoles : l’argent, la réussite sociale, le confort, etc… ? Et qu’est-ce-qui guide ma vie? Ton Saint Esprit? Ou encore des idoles comme le regard des autres par exemple ?

Maintenant, comme l’enfant prodigue (Lc 15, 17), je rentre en moi-même et je me souviens. Tu as dit : ‘Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin‘ (Ap, 22, 13) et encore ‘Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne vient au Père sans passer par moi (Jn 14, 6)’. Alors, mon cœur s’ouvre et je comprends : je viens vers toi, Père. Le sens de ma vie, l’aboutissement de ma vie, c’est toi. Et avec Saint Pierre, je m’exclame : ‘A qui d’autre que toi pourrais-je aller? C’est toi qui as les paroles de vie éternelle‘ (Jn 6, 68). En écho, tu me réponds, caché dans ta Parole :

« Écoute, Israël, le Seigneur ton Dieu est l’Unique : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Et ton prochain comme toi-même. » (Dt 6, 4 – 5)

Cela m’interroge à nouveau :

Quel est le motif, l’intention qui guide mes actions? L’amour et donc ton Saint Esprit ? L’esprit du monde ? Les idoles ?

Je contemple maintenant Jésus : un homme qui vivait parfaitement tourné vers le Père, sous le regard du Père. Jésus est l’homme accompli : il demeure à tout instant dans son amour. Il n’oublie jamais sa présence. Il est toujours à l’écoute du Père. Il fait les œuvres que le Père lui souffle dans le Saint Esprit, cette circulation d’amour. Et moi ?

Suis-je conscient que toi, Seigneur, tu es toujours présent, que je te voie ou pas, que je te sente ou pas ? Ai-je conscience que tu es toujours là pour moi, avec moi ? Que tu es ‘Emmanuel’, c’est-à-dire ‘Dieu avec moi’, quoi qu’il se passe et quoi qu’il advienne ?

Ta Parole encore me l’assure :

« Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 20)
« Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité. […] Je ne vous laisserai pas orphelins. » (Jn 14, 16-17)

Alors je ne suis pas orphelin(e) ! Tu es mon Père. Tu m’as choisi(e), tu m’as appelé(e) dès le sein de ma mère. Tu as posé ton regard d’amour sur moi et tu m’as dit : « Vis ! » (Ez 16, 6). Tu m’as dit « Ne crains pas ! » (Is 43, 1). Tu m’as dit comme à Saint Pierre : « Avance au large » (Lc 5, 4). Tu m’as dit : « Tu es mon fils bien aimé, en toi j’ai mis tout mon amour » (Mc 1, 11). Mon cœur se dilate : je comprends que je ne suis pas né(e) d’une ‘volonté charnelle’ mais parce que tu m’as voulu(e), tu m’as désiré(e) dès avant le sein de ma mère. J’étais dans ta pensée de toute éternité. Et tu as un projet d’amour et de bonheur pour moi. Ma vie prend tout son sens en toi, sous ton regard d’amour. Renverse mes idoles, tout ce qui m’empêche de répondre à ton appel. Qu’avec le prêtre je puisse dire en débordant de reconnaissance : ‘Nous te rendons grâce, car tu nous as choisi(e)s pour servir en ta présence !‘ Que je puisse, comme Marie le jour de la Visitation, exulter en disant mon propre ‘Magnificat‘! Montre-moi ma vocation et ma mission. Que je marche en ta présence, poussé(e) par le souffle de vie et d’amour de ton Saint Esprit !

La racine du péché et du malheur, c’est l’oubli (cf. Dt 8) : l’oubli de qui je suis, d’où je viens, vers qui je vais, et surtout de qui tu es, Seigneur. Oui, écoute, Israël ! N’oublie pas ce Dieu qui t’a fait sortir d’Égypte ‘à main forte et bras étendu‘ (Dt 5, 15). N’oublie pas les merveilles de Dieu dans ta vie : des plus petites aux plus grandes… écoute, vis, aime, et n’oublie pas !

« Écoutez et vous vivrez ! » (Is 55, 3)

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Sainte Marguerite Marie, la messagère du Cœur de Jésus

Aujourd’hui, 8 juin, nous célébrons la fête du Sacré Cœur, une fête dont nous vous avons déjà parlé l’an passé (voir notre article ici). Cette fête nous rappelle la hauteur, la largeur, la profondeur de l’Amour que le Seigneur nous porte et que Jésus nous a montré à la croix. Elle trouve son origine dans les apparitions du Christ à Sainte Marguerite Marie Alacoque, religieuse à Paray-le-Monial. Dans ce billet, nous revenons sur le parcours de Marguerite Marie, une jeune fille simple devenue la messagère du Cœur de Jésus comme Sainte Faustine a été celle de la miséricorde divine au XXe siècle.

Marguerite-Marie est née en 1647, en Bourgogne. Elle est le cinquième enfant de Claude Alacoque et Philiberte Lamyn. Dès sa prime enfance, le Seigneur déjà l’attire et la prépare : elle fait preuve d’une dévotion particulière envers le Saint-Sacrement, elle préfère le silence et l’oraison aux jeux de son âge, elle fuit les distractions mondaines, etc. Elle découvre très tôt sa vocation. À cinq ans, elle entend parler des vœux religieux et elle fait sa première consécration à la messe en prononçant ces mots :

« Ô mon Dieu, je vous consacre ma pureté et vous fais vœu de perpétuelle chasteté ».

Orpheline de père à douze ans, elle est accueillie avec sa mère par des parents qui font d’elle un souffre-douleur. Marguerite-Marie trouve son réconfort dans la prière, et c’est alors qu’elle reçoit ses premières apparitions de Jésus souffrant sa Passion. A 24 ans, elle visite plusieurs couvents, et en entrant dans celui de la Visitation de Paray-le-Monial, elle entend Jésus lui dire :

« C’est ici que je te veux ».

Elle peut enfin réaliser la vocation qu’elle a perçue à l’âge de 5 ans. Elle entre donc à la Visitation en 1671 et fait sa profession solennelle l’année suivante. Les grâces mystiques l’accompagnent tout au long de sa vie mais elles culminent entre 1673 et 1675 dans plusieurs apparitions de Jésus qui lui révéleront sa mission.

  • 27 décembre 1673 : dans cette apparition, Jésus la fait reposer sur son cœur comme l’apôtre Saint Jean et lui annonce sa mission. Elle raconte avec les mots de son siècle cette expérience extraordinaire :

« Il me fit reposer fort longtemps sur sa divine poitrine, où il me découvrit les merveilles de son amour et les secrets inexplicables de son Sacré Cœur, qu’il m’avait toujours tenu cachés, jusqu’alors qu’il me l’ouvrit pour la première fois ».

En même temps, elle reçoit sa mission et une nouvelle identité, la disciple bien aimée du Sacré Cœur :

« Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen, et qu’il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre, et qui contiennent les grâces sanctifiantes et salutaires nécessaires pour les retirer de l’abîme de perdition. Et je t’ai choisie […] pour l’accomplissement de ce grand dessein. »

  • En 1674 : Jésus apparaît à Marguerite-Marie qui adore le Saint Sacrement. Il lui montre ses stigmates. Elle raconte :

Et après cela, ce Souverain de mon âme me dit : « Voilà les desseins pour lesquels je t’ai choisie et fait tant de faveurs que d’avoir pris un soin particulier de toi dès le berceau. Je ne me suis rendu moi-même ton maître et ton directeur que pour te disposer à l’accomplissement de ce grand dessein. […] Alors, me prosternant en terre, je lui dis avec Saint Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ! », ne pouvant m’exprimer de ce que je sentais pour lors, et je ne savais si j’étais au ciel ou en terre ».

En 1675, dans l’apparition la plus importante, Jésus demandera d’instituer une fête particulière, le vendredi après la solennité du Saint-Sacrement, pour honorer son Cœur. Cette fête est celle que nous célébrons aujourd’hui. Elle a été instituée officiellement en 1765 et étendue à toute l’ Église en 1856. Jésus promet des grâces abondantes à ceux qui lui rendront cet honneur.

Cette mission, Jésus la lui rappellera tout au long de sa vie. Ainsi, en 1678, alors que Marguerite-Marie n’avait pas encore eu beaucoup d’occasions pour promouvoir la dévotion demandée, il lui dit : « Je veux que tu me serves d’instrument pour attirer des cœurs à mon amour ». Toujours la même demande, toujours la même mission car Jésus est venu chercher et sauver ce qui était perdu. Marguerite-Marie développera la dévotion au Sacré-Cœur avec l’aide de son confesseur, un jésuite, Saint Claude de la Colombière. Elle mourra le 16 octobre 1690. Elle sera béatifiée en 1864, puis canonisée en 1920.

Le Seigneur a appelé Marguerite-Marie Alacoque et l’a préparée tout au long de sa vie à la mission qu’il voulait lui confier. Une grande mission, et donc de grandes grâces mystiques pour l’aider à la mener à bien. Outre Jésus, elle a aussi eu le privilège de contempler Saint François d’Assise dans sa gloire auprès du Seigneur Jésus, et l’a reçu comme guide particulier « pour, écrit-elle, me conduire dans les peines et les souffrances qui m’arriveraient ».

Nous aussi, le Seigneur nous appelle à collaborer à son projet d’amour pour nous-mêmes et toute l’humanité. Personne ne pourra tenir à notre place le rôle que, dans sa Sagesse, il a choisi de nous donner. Comment le découvrir ? En aimant Jésus de toute notre âme et en posant notre tête sur son cœur comme Saint Jean et Marguerite Marie.

O Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre.

Vous pouvez trouver de plus amples détails sur le site du sanctuaire de Paray-le-Monial que nous avons utilisé pour bâtir cet article.

 

 

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Tout laisser pour suivre Jésus ?

Mais n’est-ce pas excessif ? Faut-il vraiment tout laisser pour pouvoir le suivre ? Notre vie, nos désirs, nos moyens de subsistance, nos familles, nos affections ?? Jésus ne serait-il pas trop exigeant ? Et d’ailleurs si tout le monde laissait TOUT, vraiment TOUT, le monde ne fonctionnerait plus… Alors ?? Alors, essayons de mieux comprendre… Le livre du Deutéronome (Dt 6, 4 – 5) peut nous aider :

Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.

Le mot ‘tout‘ revient trois fois et il apparaît en lien avec le terme ‘aimer‘. Cela signifie que nous ne pouvons pas comprendre ce ‘tout laisser pour suivre Jésus’ si nous ne nous plaçons pas dans la perspective de l’Amour. Pour aller plus loin, trois aspects méritent d’être relevés :

Cet appel à tout laisser nous concerne … TOUS, laïcs ou consacrés, quel que soit notre état de vie (mariés ou célibataires). Ce TOUT est simplement plus ou moins radical selon notre vocation propre, l’appel que le Seigneur a sur nous. Et son appel est puissant. Rappelons-nous l’appel de Pierre et André, Jacques et Jean alors qu’ils faisaient leur métier de pêcheur au bord du lac de Tibériade. Saint Matthieu nous dit (Mt 4, 18-22) :

Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. ». Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.

Idem pour l’appel de Matthieu, un collecteur d’impôts qu’il raconte lui-même comme suit (Mt, 9, 9) :

Jésus partit de là et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.

Et Zachée, un autre collecteur d’impôts, pécheur notoire (Lc 19, 5 – 6) :

Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie.

Et Bartimée, l’aveugle qui mendiait assis au bord de la route (Mc 10, 49 – 50) :

Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.

Et tant d’autres encore… lorsque l’appel de Jésus résonne, l’homme de bonne volonté ne tarde pas… qu’il soit appelé à suivre Jésus au plus près comme les apôtres ou bien simplement à changer de vie comme Zachée ou Bartimée…

♦ Mais alors quel est ce ‘TOUT’ que nous devons être prêt à laisser ? Ce ‘TOUT’ est symbolisé par le manteau que jette Bartimée. Il couvre des réalités très larges : tout ce qui nous attache et nous prive de liberté. Ainsi, cela peut être :

      • nos richesses si nous y sommes trop attachés,
      • notre famille, des amis, une personne particulière si nous leur sommes trop attachés,
      • nos idées, notre confort, si nous y sommes trop attachés,
      • notre console de jeu, notre tablette, ou notre PC si nous y sommes trop attachés, …

Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive. Cela nous amène au troisième aspect.

Que signifie être trop attaché ? Quelques extraits décapants de la Parole de Dieu peuvent nous aider à répondre :

« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. Celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. » (Mt 10, 37 – 39)

Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. » (Mt 8, 21 – 22)

« Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as, donne-le aux pauvres, tu auras alors un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. A ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. » (Matthieu 19, 21)

Dans ces extraits, Jésus ne condamne pas le fait d’être riche ou les affections légitimes entre parents et enfants. Mais ces affections, toutes nos relations aux autres et aux biens matériels doivent être ordonnées. Lorsqu’une affection n’est plus ajustée, elle devient une fin et non plus un moyen d’aller vers Dieu et de le rencontrer. Elle devient alors pour nous une idole qui prend la place de Dieu. Sans nous en rendre compte, nous ordonnons notre vie autour d’elle et nous ne sommes plus libres. Nous pouvons ainsi orienter notre vie pour amasser de l’argent en oubliant que ce n’est qu’un moyen de faire le bien. Toutes nos actions sont guidées par l’idole et non plus par le Saint Esprit. Nous ne sommes plus capables de répondre à l’appel du Seigneur, même lorsque nous l’entendons, et nous devenons alors malheureux comme le jeune homme riche de l’Évangile.

Le Seigneur nous appelle au détachement, au sain(t) détachement et avec radicalité. Avec son aide, nous devons couper tous les liens qui nous retiennent et nous empêchent de faire la volonté du Seigneur. Ce chemin du détachement est le chemin exigeant du don de soi. Il s’apprend en n’oubliant jamais que la finalité de notre vie est Dieu. C’est le chemin du bonheur, de la fécondité et d’une vie vraiment réussie. La preuve ? Dans la Parole de Dieu encore :

Jésus déclara : « Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. » (Mt 19, 29).

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Saint Sacrement et discernement

Dans le prolongement de notre dernier article sur le discernement (voir ici) et à quelques semaines de la très belle fête du Saint Sacrement, nous vous partageons ici l’enseignement que Suzanne Giuseppi-Testut a proposé à la fraternité Saint Damien de Narbonne sur ce thème. Elle a basé sa réflexion sur la première admonition de Saint François que vous pouvez retrouver ici et qui est, pour elle, le « fondement du discernement ». Le discernement sera entendu ici comme la connaissance de la volonté du Seigneur.

Suzanne Giuseppi-Testut est Franciscaine Séculière. Écrivain et conférencière, elle est l’auteur de plusieurs ouvrages liés à la spiritualité de Saint François d’Assise. Elle anime également depuis plusieurs années, en France et à l’étranger, des retraites spirituelles destinées tant aux laïcs qu’aux fraternités séculières et aux communautés religieuses. C’est donc dans ce cadre qu’elle s’est arrêtée récemment dans notre couvent Saint Bonaventure de Narbonne pour donner cet enseignement. Nous vous souhaitons une bonne lecture.


Nous tenons à remercier chaleureusement Suzanne Giuseppi-Testut d’avoir mis à notre disposition son enseignement et de nous avoir permis de le reproduire intégralement sur notre site. Pour approfondir ces aspects, vous pouvez consulter les ouvrages de Suzanne Giuseppi-Testut. Elle propose d’ailleurs une mise en perspective de ses livres par rapport à ce thème ici. Vous pouvez aussi trouver un complément d’informations sur l’auteur et une brève synthèse de ses ouvrages ici et . Enfin, elle présente son dernier livre dans l’émission ‘Halte spirituelle’ de Véronique Alzieu sur RCF. Son interview est accessible en suivant ce lien.

 

 

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