Le Carême : un temps pour guetter et lutter !

Aujourd’hui, c’est le mercredi des cendres : nous entrons en Carême. Le Carême est un temps de préparation à la plus grande fête du Christianisme, la fête de Pâques. Sans cette fête en effet, notre « foi est vaine » nous dit Saint Paul. Le Carême est donc un « kairos », c’est-à-dire un « temps favorable » que le Seigneur nous propose pour grandir en sainteté. C’est donc un temps de conversion, de sacrifice, de réconciliation. Un temps aussi de tentations et de combat spirituel. Saint Luc nous dit que « Jésus, rempli d’Esprit Saint, fut conduit à travers le désert pendant 40 jours où il fut tenté par le diable » (Lc 4, 1 – 13). Jésus, vrai Dieu et vrai homme, est tenté. Comme nous ! Parce qu’il est vraiment l’un de nous ! Mais contrairement à nous il n’a jamais péché. C’est que son cœur a été une forteresse infranchissable pour le démon. Comment ? C’est ce que nous allons découvrir ensemble.


Notre cœur, comme celui de Jésus, peut être comparé à une ville fortifiée que nous avons à défendre devant les assauts des tentations. Pour cela, il faut savoir « guetter » et « lutter ».

Guetter…

Car ainsi m’a parlé le Seigneur : « Va, place un guetteur : ce qu’il voit, qu’il l’annonce ! […] Et le veilleur a crié : « Au poste de guet, Seigneur, je me tiens tout le jour. À mon poste de garde, je reste debout toute la nuit. » (Is 21, 6 – 8)

Il s’agit d’un appel à être attentif et cet appel du Seigneur est fondamental. Le rôle du guetteur – qui est aussi celui du prophète – est de voir au loin pour repérer l’ennemi et prévenir du danger. Alors se pose une question : savons-nous être attentif aux mouvements de notre cœur et aux intentions qui président à nos actions ? Savons-nous toujours choisir le Bien ?

Le guetteur doit aussi savoir lire les événements de notre vie pour y discerner les signes du Seigneur et choisir toujours « ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait » comme le dit Saint Paul (Rm, 12, 2). Il doit discerner « le bon combat » à mener. Ce discernement est important car, si nous nous trompons de combat, nous sommes « à côté de notre mission » et nous pouvons être défaits. Au contraire, si nous menons le combat du Seigneur, nous sommes sûrs de remporter la victoire car il lutte pour nous et avec nous : nous ne sommes plus seuls devant la tentation, devant l’épreuve. « Veillez et priez », nous dit Jésus ! Il nous révèle ainsi les armes du guetteur ! A nous de savoir retrouver le Seigneur le plus souvent possible dans notre cœur pour le laisser nous inspirer, nous guider, nous aider sur notre route.

Lutter…

Qui dit ‘lutte’, dit ‘combat’. Qui dit ‘combat’, dit ‘blessure’. Nous pouvons nous interroger : Sommes-nous prêts à lutter pour le Seigneur ? Acceptons-nous de vivre le combat, l’épreuve dans notre vie, chaque fois que cela est nécessaire? Ou capitulons-nous tout de suite devant les difficultés? Et si nous sommes prêts à lutter, quelles armes prévoyons-nous d’utiliser? Celles du monde ou celles de Dieu? La Parole du Seigneur nous éclaire :

« Ni par la bravoure, ni par la force, mais par mon Esprit seulement ! » – déclare le Seigneur de l’univers. (Za, 4, 6)

Cette parole nous renvoie directement à l’Évangile de Saint Luc. Regardons comment Jésus mène sa propre lutte. Il répond à chaque tentation par un extrait de la Parole de Dieu. Il ne fait pas de grands discours. Il met le tentateur face à la Parole de Dieu qui est une « épée à deux tranchants » (He, 4, 12). Il reste orienté vers le Père (cf. ici) et en pleine communion avec lui. Jésus obéira au Père jusqu’au bout, jusqu’à offrir sa vie sur la croix pour nous sauver. Il ne laisse pas le tentateur s’approcher de ses remparts et ainsi ses murs d’enceinte restent infranchissables. Alors comment sont nos propres murailles? Régulièrement entretenues, notamment par le sacrement de la réconciliation ? Ou bien vulnérables… C’est ici qu’intervient la qualité de notre attention pour ne pas laisser l’ennemi s’approcher et percer notre enceinte. Car, à chaque fois que nous cédons, nous fragilisons notre ville et, à la fin, celle-ci pourrait être prise! Petit péché deviendra grand, pourrait-on dire…

Enfin, devant les épreuves et le combat spirituel, n’ayons pas peur car nous ne sommes pas seuls. Le Seigneur nous le dit :

Ainsi vous parle le Seigneur : Ne craignez pas, ne vous effrayez pas devant cette foule immense ; car ce combat n’est pas le vôtre, mais celui de Dieu. 2 Ch 20, 15

Cela signifie que ce combat est déjà gagné. Plus exactement, la victoire finale nous est acquise pour peu que nous voulions lutter car Jésus a déjà remporté la partie en mourant sur la croix et en ressuscitant. Alors choisissons bien notre combat et nos armes. Saint Paul nous aide à bien les sélectionner :

Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable. Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes. Pour cela, prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi, vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre en œuvre pour tenir bon. Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice, les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix, et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais. Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu. (Ep 6, 11 – 17)


Le Carême est un temps propice pour nous exercer au combat, pour affûter nos armes spirituelles. Avec un trait d’humour, nous pourrions dire qu’il s’agit d’une formation ‘self defense’ de 40 jours que le Seigneur nous offre, en vue de notre bonheur sur terre et dans le ciel. Trois armes seront plus particulièrement maniées : la prière, le jeûne et le sacrifice. Ces trois armes nous sont données pour renforcer nos murs d’enceinte, aiguiser le regard de notre guetteur intérieur et muscler notre lutteur.

Nous vous souhaitons un Bon et Saint Carême. Nous vous souhaitons une Belle Lutte aux côtés du Seigneur !

Courage ! J’ai vaincu le monde ! (Jn 16, 33)

 

 

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Quand les collines chancelleraient…

« Quand les montagnes s’éloigneraient, quand les collines chancelleraient, mon amour ne s’éloignera pas de toi et mon alliance de paix ne sera pas ébranlée, – dit le Seigneur, qui te montre sa tendresse. » Isaie, 54, 10

Ainsi, Seigneur, tu es là, près de moi toujours, pour me donner ta paix et me montrer ta tendresse. Je ne savais pas, je n’avais pas compris ! Et voici qu’aujourd’hui, alors que peut-être je me sens bien seul devant mes soucis et mes difficultés, ta Parole vient me rejoindre et me redire ta proximité, ton amour de prédilection pour moi. Non, tu n’es pas un Dieu lointain, indifférent à ma vie ou à ma souffrance. Toi, le Seigneur de l’Univers, qui a tout créé, tu es le Tout Proche et tu viens toi-même me rassurer. Alors, comme Isaïe dans ton temple saint, je te contemple, Seigneur, dans le sanctuaire de mon cœur et je regarde ma vie à ta lumière. Je reste confondu devant tout l’amour que tu m’as toujours porté et que je n’avais jamais réellement perçu. Mais, en même temps, je perçois aussi ma misère et mon indignité. Alors, comme Saint Pierre, comme le prophète Isaïe, comme tant d’autres qui ont fait expérience de ta gloire, j’ai peur et je m’écrie :

« Malheur à moi, car je suis un homme aux lèvres impures » (Isaïe, 6, 5)
« Éloigne-toi de moi car je suis un homme pécheur » (Pierre) (Lc, 5, 8)

Mais, encore une fois, tu te révèles et tu me rassures : « Mon Amour est de toujours à toujours » (Ps, 24, 6) et « Je suis Dieu et non pas homme, […] je ne viens pas pour exterminer. » (Osée, 11, 9). Alors, à ma grande surprise, comme pour Saint Matthieu (cf. ici), tu poses ton regard plein d’amour sur moi et tu me dis :

« Viens ! Suis moi ! Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs ». (Mt 9, 9)

Alors c’est donc bien vrai ? Je ne suis pas inutile ou trop nul ? Tu as réellement un projet de vie pour moi, une mission pour moi qui me rendra heureux ? Vraiment, tu m’as aimé, moi, depuis toujours ? Confondu par ton Amour parfait, je n’hésite plus et, comme Bartimée, je « bondis sur mes pieds » (Mc 10, 50 – 52) pour te suivre en proclamant ta gloire. Comme les Mages, je repars par « un autre chemin » (Mt 2, 12), celui que tu avais prévu pour moi de toute éternité. Comme Saint Pierre, j’entends maintenant ton commandement : « Avance au large et jette tes filets » (Lc, 5, 4). J’obéis pour te laisser « être Dieu dans ma vie » et vivre ma vie en grand, à la mesure des rêves que tu as pour moi (cf. ). Comme Isaïe, enfin, j’entends ta question : « Qui enverrais-je ? Qui sera notre messager ? » (Is, 6, 8). Alors, sûr de ton amour pour moi et tous les hommes, je m’avance et je réponds avec courage :

« Me voici ! Envoie-moi ! » (Is, 6, 8)

Car maintenant je sais que, même si les collines devaient chanceler et ma vie s’effondrer au fond de l’abîme, c’est toujours dans tes mains, Seigneur, pleines d’amour et de miséricorde, que je tomberais ! Car « ton bras n’est pas trop court pour sauver, ni ton oreille trop dure pour entendre » mon cri (Is 59, 1).

« J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. » (Rm 8, 38 – 39)

 

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Du rêve trop petit au rêve de Dieu

Nous sommes (ou avons été !) jeunes. Tous ! Quand on est jeune, on a des rêves! Mais comment rêvons-nous ? Car parfois nous rêvons, mais nos rêves sont à l’image de notre finitude… bien trop étroits, bien trop centrés sur nous-mêmes, … et alors que se passe-t-il? C’est à cette question que veut répondre cet article !

Si nous rêvons trop « petit », le risque est grand pour nous de rester comme sclérosé dans notre vie car nous ne laissons pas nos rêves (c’est-à-dire nos désirs profonds) se déployer aux dimensions des « rêves » que le Saint Esprit a pour nous. Il peut nous arriver de penser ‘Je n’y arriverai jamais !‘ ou ‘C’est trop dur !‘ ou ‘Moi, un frère franciscain ? Moi, un grand saint ? Mais c’est impossible … il ne faut pas rêver ! (sic)‘… C’est cela rêver trop « petit » car ces pensées nous empêchent de « prendre notre envol » et « d’avancer au large » (Lc 5, 4) pour prendre notre véritable stature de fils et de fille de Dieu. Notre réponse à l’appel que Dieu nous lance n’est pas totale. Finalement, nous vivons, nous nous donnons… mais peut-être pas aussi intensément ou complètement que nous (et le Seigneur) le voudrions !

Alors que l’appel du Seigneur nous ouvre à la plénitude, à une vie pleine parce que donnée totalement à l’image de Jésus, chacun dans notre vocation propre ! Il veut nous donner beaucoup plus que ce que nous pouvons rêver par nous-mêmes : « Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jn, 10, 10), nous dit-il d’ailleurs. Cet appel à la vie que le Seigneur nous adresse depuis toute éternité nous aiguillonne ! Il se fait l’écho du désir de Dieu de nous combler. Nous l’entendons, nous le sentons au plus profond de nous. Notre cœur, notre âme et tout notre être sont attirés et destinés à la transcendance. Et même, nous en avons soif : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi » (Saint Augustin).

Oui, nous sommes faits pour le bonheur, pour la plénitude, pour vivre l’ordinaire de notre vie de manière extraordinaire. Comment ? En accueillant Dieu au cœur de notre vie et en le laissant agir dans notre petitesse avec puissance ! Plus encore, il s’agit de rester uni à Lui, de Le vivre, de Le respirer pour que le Saint Esprit soit notre souffle de vie ! Alors, nos rêves, nos aspirations, nos désirs deviennent ‘réalité’. Ils s’incarnent car Dieu s’est incarné en nous : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ! » comme le dit Saint Paul (Ga 2, 20). Et alors, nous nous mettons à rêver des mêmes rêves que Dieu pour nous, pour nos proches, pour toute l’humanité ! Nos cœurs, nos horizons s’élargissent, nous rêvons en grand ! Et même, nous ne rêvons plus, c’est la réalité car le Seigneur vient combler notre cœur au-delà même de ce que nous pouvons imaginer et donner toute la fécondité à notre vie. Alors nous vivons dans un monde où l’impossible devient possible car « rien n’est impossible à Dieu » (Lc, 1, 37). Il fait ainsi de nous un prophète de feu, un vrai disciple du Christ et un artisan de son Royaume sur la terre !

« Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. » Mt, 17, 20

 

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La vocation de Saint Matthieu : un appel à la liberté

Aujourd’hui, après les belles histoires vocationnelles de nos deux postulants et de nos jeunes en recherche de l’Année Saint François, nous revenons sur un appel extraordinaire: celui de Saint Matthieu, connu sous le nom de Lévi, collecteur d’impôts et pécheur notoire…

Jésus vit, en passant, un homme assis au bureau de la douane, appelé Matthieu, et il lui dit : « Suis-moi ! » Et se levant, il le suivit. (Mt 9, 9)

Superbe vocation ! Dans ce récit, il y a une rapidité presque brutale, une simplicité presque banale qui couvrent le mystère de cette réponse radicale et muette. Jésus « vit ». L’événement de la vocation de Matthieu est la rencontre intense et silencieuse de deux regards. Matthieu se sait vu : Est-ce pour moi que tu es venu ? Précisément ici, où l’on ne fait que négocier et manipuler de l’argent ? Qui, moi ? Comment ! Toi ! Tu m’appelles, moi ?

Jésus avait dit : « Nul ne peut servir deux maîtres, Dieu et Mammon » (Mt 6, 24). Dans le cas de Matthieu, le comptoir sert d’autel pour un culte qui réunit une petite assemblée de « dévots » occupés à compter des pièces de monnaie. Le fonctionnaire d’Hérode, le pécheur public pratiquant un métier déshonorant est appelé. La voix de Jésus traverse l’abîme : « Suis-moi ! », c’est-à-dire : « Imite-moi ». Et le cœur de Levi bondit : « Quittant tout et se levant, il le suivit ».

Jésus lui dit par son regard et son autorité : « Tes affaires et ton argent sont pour toi une prison, je passe dans ta vie pour que tu sois libre ». D’un regard, d’un mot, Jésus a rejoint son désir le plus secret, le meilleur de lui-même, l’extraordinaire possible qui sommeille en lui. Et Lévi s’est senti reconnu, respecté, appelé en ce point intime où tout peut renaître. Jésus regarde toujours le plus authentique qui existe dans chaque personne. Jésus s’est arrêté, il n’est pas passé au large à la hâte, il a regardé le publicain sans hâte, avec paix. Dieu vient nous appeler à tout âge, dans nos occupations quotidiennes et dans notre péché. Tout le monde est appelé.

Matthieu laisse derrière lui le comptoir des impôts, l’argent, l’avoir et le pouvoir. Il ne veut plus prendre. Maintenant, avec Jésus, il se lève pour donner, pour offrir, pour s’offrir aux autres. Voilà la belle histoire vocationnelle de Matthieu. Le regard de Dieu s’est posé sur lui. Le regard de Jésus s’est posé sur un pécheur public et le pécheur s’est levé, et il a suivi Jésus.

Et aujourd’hui ? L’histoire continue. Dieu pose son regard sur nos vies là où nous sommes. Il nous surprend. Devant notre ordinateur ou notre portable, dans notre bureau ou dans le métro… Dieu passe, Dieu voit, Dieu appelle, …

Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs !
Évangile selon Saint Marc, 2, 17

 

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Année Saint François : les jeunes témoignent !

Dans notre dernier article, alors que nous célébrions la fête de la Présentation de Jésus au temple qui marque aussi la journée de la vie consacrée, nous vous avons amené à la rencontre de nos postulants. Nous vous proposons aujourd’hui d’écouter le témoignage des jeunes de l’Année Saint François 2018 – 2019.

Ils s’appellent Mathieu, Thomas, Henri et Pierre – Louis. Ils sont jeunes. Ils ont entre 18 et 30 ans. Ils ont choisi de donner une année de leur vie au Seigneur. Accueillis au sein de notre couvent de Cholet, ils partagent notre vie et participent à notre mission. Mais que vivent-ils vraiment au cours de cette année ? Et surtout pourquoi ont-ils choisi de suivre cette Année Saint François ? Autant de questions auxquelles ils ont bien voulu répondre pour nous en vidéo, avec – en prime – une interview de fr. Jean – François – Marie, gardien du couvent Saint François et actuel custode provincial, qui reviendra pour nous sur l’Année Saint François. Nous vous souhaitons une bonne écoute et nous leur souhaitons une bonne route ! Nous les portons dans notre prière.

Pour davantage de renseignements, vous pouvez suivre ces liens : [Présentation] [Programme] [Témoignages] [Flyer]. D’autres questions ? N’hésitez pas à nous contacter !

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Fête de la Vie Consacrée : rencontre avec nos jeunes postulants !

Aujourd’hui, nous célébrons la fête de la Présentation de Jésus au Temple qui marque aussi la Journée de Prière pour la Vie Consacrée. Dans notre dernier article (cf. ici), nous avons rappelé que la vieillesse n’est pas le signe de la fin ou de la stérilité. Au contraire, les aînés d’aujourd’hui ont été jeunes hier. Ils témoignent de la beauté de la vie consacrée et montrent la voie à suivre aux jeunes qui désirent se donner au service du Seigneur.

Dans notre custodie de France – Belgique, nous avons la joie de voir de nombreux jeunes discerner leur vocation au sein de l’Année Saint François (voir ici) ou bien s’engager à la suite du Christ de manière plus radicale (cf. , ou encore ). Pour célébrer la fête de la Vie Consacrée et parce que les arbres qui poussent font moins de bruit que ceux qui tombent, nous vous amenons à la rencontre de ces jeunes désireux de répondre à l’appel que le Seigneur a sur leur vie. Dans la vidéo ci-après, nous vous proposons de découvrir nos deux postulants. Ils sont en communauté dans notre couvent de Cholet et nous expliquent les raisons qui les ont poussés à tenter l’aventure d’une vie donnée sur les pas de Saint François. Nous leur souhaitons bonne route et les assurons de notre prière !

Intéressé ? Des questions ?
N’hésitez pas à nous contacter

Le postulat est la première étape de la vie religieuse franciscaine. Pour en savoir plus, suivez ce lien !

 

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Vieillissant, il fructifie encore !

Nous allons bientôt célébrer (le 2 février) la fête de la Présentation de Jésus au temple qui marque aussi la Journée Mondiale de prière pour la Vie Consacrée. L’Évangile prévu pour cette fête nous donne l’exemple d’Anne et de Syméon, deux personnes déjà âgées, mais toujours attentives aux signes de Dieu et fidèles à son appel. C’est ainsi que, présents au temple à l’arrivée de Marie et Joseph, ils vont reconnaître en Jésus Enfant le Messie promis pour tout Israël. La présentation de Jésus est donc aussi une rencontre entre les ‘anciens’ et les ‘jeunes’  (cf. ici). Nous vous proposons donc aujourd’hui de méditer sur… la vieillesse. Et si nous changions notre regard ?

En prêchant des retraites, on visite des monastères et des couvents où l’on voit des sœurs et des frères âgés. Souvent, l’on entend dire : dans certaines églises, il n’y a que des cheveux blancs… La constatation est juste mais parfois le jugement ne l’est pas. Bien sûr, qui ne souhaite pas voir des églises remplies de jeunes pleins de créativité, d’énergie et de passion ? Pourtant, il y a des périodes de « vache maigre » où l’on constate l’âge canonique de l’assemblée et l’absence de la jeunesse. Dans ce contexte, la parole du psalmiste nous éclaire :

« Vieillissant, il fructifie encore » (Ps 91, 15).

La vieillesse n’est pas le signe de la fin ou de la stérilité. Il est édifiant de voir des hommes et des femmes de Dieu se trouvant à la fin de leur parcours avec un visage serein et une vie riche. Ils ne sont pas dans la phase de l’action mais de la contemplation. Derrière les rides et les corps fatigués, il y a des histoires sublimes. Ils n’utilisent pas de cosmétiques, le don de leur vie a laissé une trace sur leur visage. Ils sont marqués par la passion de la vie. Ils ne se sont pas protégés, ils ont risqué. Ils sont heureux d’avoir donné et ils prient pour ceux qui sont sur le terrain en train de donner.

Les aînés d’aujourd’hui ont été jeunes hier. Ils nous montrent la voie à suivre. Leur témoignage pour nous est leur présence. Oui, ils sont là : fatigués mais présents. Fatigués mais heureux. Ils sont fidèles jusqu’au bout.

Oui, il y a une belle fécondité dans la fidélité !

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Muscle ton jeu !

Il y a environ 7 mois la France est devenue championne du monde de football pour la deuxième fois de son histoire, après la victoire de 1998. Plus récemment, l’équipe de France féminine de handball est devenue championne d’Europe après avoir elle aussi remporté la couronne mondiale. Ces exploits nous ont donné matière à réflexion pour l’année qui vient de s’ouvrir. Notre méditation partira d’une phrase désormais célèbre (au moins pour les amateurs de football 🙂 ) qu’Aimé Jacquet a adressée à Robert Pirès en 1998 (voir ici) :

« Muscle ton jeu, Robert ! Si tu ne muscles pas ton jeu, tu vas avoir des déconvenues. »

Cette phrase s’adresse à un jeune footballeur talentueux pour l’encourager à progresser et à prendre pleinement sa place dans l’équipe et sur le terrain. Ainsi en est-il pour nous sur un plan spirituel lorsque le Seigneur nous place sur le terrain de la vie. Comme un footballeur, nous avons à trouver le poste qui nous convient le mieux, c’est-à-dire discerner notre vocation, notre identité propre. Ensuite, il s’agit de nous entraîner chaque jour tout comme le footballeur apprend et répète ses gestes techniques. Saint Paul nous y encourage (1 Th 4, 1) :

« Faites donc de nouveaux progrès, nous vous le demandons, oui, nous vous en prions dans le Seigneur Jésus. »

Ces progrès peuvent prendre la forme d’actes d’amour simples et concrets dans notre vie quotidienne pour entraîner notre charité. Enfin, il s’agit de muscler notre foi et notre espérance, en acceptant dans notre vie les épreuves et en les vivant attachés au Seigneur, en lui faisant confiance, sûrs de son amour pour nous. Car les épreuves font partie de la vie. Il ne faut pas en être surpris : elles sont nécessaires à notre croissance spirituelle, pour passer progressivement de l’enfance de la foi à son adolescence puis sa maturité. Elles nous aident à ‘muscler notre jeu spirituel pour être ‘forts de la force de Dieu‘ et bien charpentés intérieurement. La Parole de Dieu nous le confirme :

« Mon fils, si tu aspires à servir le Seigneur, prépare ton âme à l’épreuve. Fais-toi un cœur droit, et tiens bon ; ne t’agite pas à l’heure de l’adversité. Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas […] Toutes les adversités, accepte-les ; dans les revers, sois patient […] Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ; rends tes chemins droits, et mets en lui ton espérance .» (Si, 2, 1 – 6)

« Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ; elles vérifieront la valeur de votre foi. » (1 P 1, 6 – 7)

Comme Aimé Jacquet et tout sélectionneur, le Seigneur appelle les hommes à intégrer son équipe, c’est-à-dire à collaborer au plan de salut qu’il a conçu depuis toute éternité. Il les place stratégiquement, chacun recevant sa vocation pour le Bien de tous. Tous sont appelés en tant que titulaires. Il n’y a pas de remplaçant : chaque homme, chaque femme a une vocation propre à découvrir et une mission à mener à bien, avec la grâce que Dieu lui donne. Ainsi, si dans notre liberté nous ne tenons pas notre place, alors l’équipe entière est affaiblie. Personne n’est inutile : chacun a sa place dans le plan de Dieu. Peut-être pensons-nous que nous sommes incapables ou indignes ? Jésus nous rassure : « Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs ». Alors :

♦ Musclons notre vie intérieure et notre relation à Dieu en accueillant l’Enfant Jésus né à Noël (cf. ici et ).
♦ Musclons notre foi, notre espérance, notre charité par des gestes concrets d’amour au quotidien.
♦ Musclons notre patience, notre persévérance et notre détermination en acceptant les épreuves et les difficultés de la vie.
♦ Musclons nos qualités et excellons là où nous sommes bons.

Et si cela était notre programme de vie pour 2019 ?

Bonne et Sainte Année 2019 !


Vous savez bien que, dans le stade, tous les coureurs participent à la course, mais un seul reçoit le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter. Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas. Moi, si je cours, ce n’est pas sans fixer le but ; si je fais de la lutte, ce n’est pas en frappant dans le vide. Mais je traite durement mon corps, j’en fais mon esclave, pour éviter qu’après avoir proclamé l’Évangile à d’autres, je sois moi-même disqualifié. (1 Co 9, 24 – 27)


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Le baptême : incarner l’Amour

Aujourd’hui, nous célébrons la fête du baptême de Jésus qui clôt le temps liturgique de Noël (voir ici). En cette belle fête, nous voulons méditer sur notre baptême, ce premier sacrement par lequel nous sommes devenus ‘enfant de Dieu‘. Souvent, pour nous, le baptême reste loin, dans notre petite enfance. Un événement d’hier. ‘Depuis le baptême, de l’eau a coulé‘, disent même certains. Oui, l’eau coule toujours et tout le long de notre vie. Parfois l’eau du baptême est pure, parfois elle est trouble. Parfois, elle est vive et circule, et parfois elle est stagnante et endormie. Douce ou salée, l’eau de la Vie nourrit notre être profond.

Lors de son baptême, Jésus plonge dans l’eau de notre humanité. Par ce rite, il s’inscrit dans la prédication de Jean. L’humanité en quête entend la voix du Père :

« Tu es mon fils bien-aimé. »

Le baptême éveille en nous la mémoire : nous sommes des fils bien aimés du Père. Quelle joie pour nous de nous savoir aimés de Dieu ! Le Seigneur ne prononce pas une formule de politesse. Il n’est pas opportuniste. Il dit ce qu’il est :

Du Père sort l’Amour. Le Fils communique cet Amour à l’humanité. L’Esprit Saint féconde cet Amour.

Nous sommes baptisés au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Le baptême réveille en nous tout ce qui est bon et bien. Puisque le baptême est un commencement, il nous renvoie au commencement du monde. Dieu a un projet où tout ce qu’il fait est bon (cf. livre de la Genèse). Dieu célèbre la bonté et la bonté de sa création.

Et si la mémoire de notre baptême réveillait dans notre vie personnelle le désir de reprendre notre mission ?

Notre mission est de faire le bien. Si aujourd’hui beaucoup de personnes « veulent être bien », il est important de vouloir, également, « faire le bien ». Le Fils bien aimé du Père aime et fait le bien.

Et si nous, fils bien aimés du Père, par notre baptême, nous commencions à faire le bien ?

Saint François disait : « Commençons frères, puisque jusqu’à présent, nous avons fait peu de choses… ». Nous avons de la chance. Nous avons une nouvelle vocation à vivre :

Incarner l’Amour par des gestes bons !

 

 

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Épiphanie : Manifester la vie

Aujourd’hui, nous célébrons l’Épiphanie. Ce terme vient d’un mot grec ‘épiphanéia‘ qui signifie ‘Manifestation‘. Cette fête fait donc mémoire de la manifestation de Jésus comme Messie à toute l’humanité. Celle-ci est représentée par les Rois Mages. Venus d’orient, ils ont suivi une étoile qui les a menés jusqu’à la crèche où ils ont adoré l’Enfant Jésus et déposé devant lui leurs trésors. Leur histoire est bien connue. Mais que nous apprend-elle aujourd’hui? C’est l’objet de cet article.


Les Mages sont des savants qui cherchent le sens de leur vie. Ils ont enduré un long voyage. Ces Mages sont inquiets parce qu’en quête intérieure. Ils posent une question :

« Où est le nouveau-né, roi des juifs ? À l’est, nous avons aperçu son étoile et nous venons nous prosterner devant lui. »

Ils cherchent un nouveau-né. Cet Enfant est la nouveauté, l’espérance, l’avenir pour des gens fatigués par la routine et la médiocrité.

Où est ? La question n’est pas banale. Nos contemporains se posent cette même question : ‘Où est Dieu ?’ Ils le cherchent. Quand on cherche quelque chose ou quelqu’un, on se met en mouvement. On ne cherche pas le vide mais quelqu’un qui existe. La quête des Mages rejoint la quête de nos jeunes d’aujourd’hui. Beaucoup de « mages », de « sages », de « gourous », apportent des réponses aux questions liées au savoir. Mais qui donne les réponses concernant l’être ? Qui offre la voie du bonheur ? Un bonheur durable.


Nous avons aperçu son étoile’, nous disent encore les Mages. Une lumière guide leur démarche. Ils ne marchent pas dans le noir. Ils ne sont pas désorientés. Ils sont conscients qu’il y a une lumière réelle capable d’éclairer leur recherche. Tant de jeunes, souvent désorientés, cherchent leur étoile. Comme les Mages, ils veulent donner un sens à leur vie. Ils cherchent un nouveau-né. Ils cherchent l’espérance dans leur vie. L’étoile aujourd’hui n’est pas toujours dans le ciel. Elle est dans ton cœur. Par ta vie, par tes choix, par ta joie, par ta foi, tu peux être un signe d’orientation pour ceux qui cherchent Dieu en vérité. Tu as ce pouvoir d’être comme l’étoile.

♦ Une vie lumineuse attire et oriente d’autres vies.
♦ Une vie lumineuse fait passer de l’ombre à la clarté.
♦ Une vie lumineuse suscite l’espérance.
♦ Une vie lumineuse réchauffe les cœurs.

Nous ne sommes pas destinés à vivre dans l’ombre. Nous ne sommes pas destinés à être sombres.


‘Nous venons nous prosterner,’ disent enfin les Mages. C’est la fin du chemin. Passer de l’agitation au calme. Passer du mouvement à l’adoration. Se poser, contempler.


Les Mages ont atteint le but de leur voyage. Ils s’arrêtent. Ils ont trouvé ce qu’ils cherchaient. L’Enfant est la paix et l’espérance pour le monde. L’Enfant est puissance d’Amour. Les Mages ne cherchent plus. Ils ont trouvé.

Jésus est là.


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