Vers l’ordination sacerdotale de fr. Jérémie-Marie – Jour 5 : l’acolytat à l’exemple de Saint François

Nous continuons toujours notre route vers l’ordination de fr. Jérémie en mettant en évidence les différentes étapes vers le sacerdoce. Nous avons découvert deux ministères institués : le lectorat et l’acolytat. Rappelons que l’acolyte est au service de la prière communautaire et de l’autel, notamment en apportant les offrandes au diacre. Comme nous l’avions fait pour le lectorat, nous allons éclairer le ministère de l’acolytat en nous mettant à l’école de notre père Saint François. Il avait en effet une grande révérence pour la Parole de Dieu, pour les prêtres et le Saint Sacrement. Notre thème aujourd’hui est donc :

Jour 5 : l’acolytat à l’exemple de Saint François

Au cours de sa vie, Saint François a écrit plusieurs lettres (cf. ici). Ainsi, dans sa lettre à tous les fidèles, Saint François rappelle à tous les chrétiens les exigences de leur baptême. Dans sa lettre à tous les clercs que nous reproduisons ci-après, il veut s’adresser à ces derniers pour les rappeler maintenant à l’un des devoirs de leur vocation : le respect du Corps du Christ. Le contenu de sa lettre est fortement influencé par le quatrième Concile de Latran (1215) et ses prescriptions concernant le Mystère eucharistique et la vénération qui lui est due. Cette interpellation de notre père Saint François met en lumière la révérence, l’amour et le respect avec lesquels le frère devenu acolyte doit assurer son ministère au service de la liturgie eucharistique.

Considérons attentivement, nous tous qui sommes clercs, le grand péché et l’ignorance dont certains se rendent coupables envers le Corps et le Sang très saints de notre Seigneur Jésus Christ, ainsi qu’envers les manuscrits portant ses divins Noms et ses saintes paroles en vertu desquelles son Corps est rendu présent. Son Corps, nous le savons, ne peut être rendu présent sans les paroles de la Consécration. En ce monde, en effet, nous ne possédons rien de visible ni de sensible du Très-Haut, si ce n’est son Corps et son Sang, ses Noms et ses paroles, par lesquels nous avons été créés, et par lesquels nous avons été rachetés de la mort à la vie. Il faudrait donc que tous les ministres de si saints mystères – surtout ceux qui s’en acquittent sans égards – réfléchissent sur le triste état des calices, des corporaux et des linges qui servent au sacrifice du Corps et du Sang de notre Seigneur Jésus-Christ. Il y en a beaucoup aussi qui laissent l’Eucharistie à l’abandon en des endroits malpropres, la transportent sans honneur, la reçoivent indignement, et la distribuent aux autres sans discernement. Quant aux textes comportant les Noms et les paroles du Seigneur, on va parfois jusqu’à les fouler aux pieds. C’est que l’homme animal ne perçoit pas les choses de Dieu. Et toutes ces profanations ne nous émeuvent pas de pitié, alors que le Seigneur pousse la bonté jusqu’à s’abandonner à nos mains, alors que chaque jour nous le tenons, et que nos lèvres le reçoivent ? Aurions-nous oublié que nous devons un jour tomber entre ses mains ? Corrigeons-nous donc, sans tarder et radicalement, de toutes ces fautes et de toutes les autres. Partout où le très saint Corps de notre Seigneur Jésus-Christ sera trouvé placé ou abandonné au mépris de toutes les lois, qu’on le retire de cet endroit pour le mettre en place d’honneur, où on le conservera bien gardé. De même, les manuscrits contenant les Noms et les paroles du Seigneur, partout où on les trouvera dans la malpropreté, on devra les recueillir et les ranger en un endroit décent. Nous savons que nous sommes tenus d’observer ces règles plus que tout, selon les préceptes du Seigneur et les lois de notre sainte Mère l’Église. Celui qui ne les observerait pas, qu’il sache qu’il devra en rendre compte au jour du Jugement devant notre Seigneur Jésus-Christ. Et celui qui fera copier cet écrit pour qu’il soit mieux mis en pratique, qu’il sache qu’il est béni du Seigneur (Lettre aux clercs).

Que le Seigneur donne à chaque chrétien et en particulier à fr. Jérémie-Marie et à tous les ministres ordonnés le même amour et le même respect que Saint François avait pour l’Eucharistie.

Prière


Père Éternel, au nom de Jésus-Christ

et par l’intercession de Marie, la Vierge Immaculée,
envoie le Saint Esprit sur nos frères.
Viens, Saint Esprit, dans leur cœur, et sanctifie-les.
Viens, Père des pauvres, et soulage-les
Viens, Auteur de tout bien, et console-les
Viens, Lumière des esprits, et éclaire-les
Viens, Consolateur des âmes, et réconforte-les
Viens, doux Hôte des cœurs, et ne t’éloigne pas d’eux.
Viens, vrai Rafraîchissement de ma vie, et restaure-les.

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