Mene, Mene, Tekel, Upharsin

C’est de l’Hébreu ???!! Cette phrase est étrange. Et, oui, en effet, c’est de l’araméen. Il s’agit d’un passage du livre du prophète Daniel au chapitre 5 : un moment triste de l’histoire biblique où un roi profite de son pouvoir et profane des objets sacrés. Son comportement est puni par le Seigneur. Une main mystérieuse apparaît et écrit sur le mur la sentence :

« Mene, Mene, Tekel, Upharsin. » (Dn 5, 25)

Cette phrase mystérieuse est intéressante. En Français, elle peut se traduire par : « Pesé, pesé, compté, divisé ». Le roi sera tué le soir même.

Les mots écrits sur le mur nous semblent opportuns pour une méditation vocationnelle. En effet, dans ce passage, Dieu juge la vie du roi et son histoire. Il la trouve légère, sans poids, sans épaisseur, sans densité. Une vocation ne peut pas se vivre sans passion. Autrement, elle est médiocre et fade. Lors du cheminement vocationnel au début, et tout le long de la vie, il faut veiller à la qualité de notre réponse à Dieu :

Comment je vis ? je me donne ? je m’abandonne ? je pardonne ? j’aime ?

Si notre vie n’est pas passionnée et transportée par l’amour de Dieu, un jour, nous serons trouvés « légers ». Il est terrifiant d’imaginer une vie sans poids, sans odeur, sans couleur, sans passion, bref, insignifiante. Par la vocation, nous recevons la mission d’être témoin. Il ne s’agit pas d’être « lourd » dans la vocation et la mission, mais d’être solide et significatif. Sur le chemin de la vie, il est responsable de se dire :

Et moi, en ce moment, comment je me sens ? léger ? solide ?…


Jésus est venu pour que nous soyons sel de la terre et lumière du monde.

Notre vocation ? Elle est là !


 

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