La fraternité : une vocation

Aujourd’hui, nous nous interrogeons sur la manière dont nous envisageons de répondre à l’appel du Seigneur. Seul? Avec d’autres? La question est fondamentale.  En effet, selon la vocation de chacun, différents types de vie sont proposés dans l’Église. Le prêtre séculier, par exemple, répond à l’appel de Dieu d’une manière individuelle avec une mission. Le moine, au contraire, vit dans un cadre fraternel, où le silence et le respect des autres est prépondérant. L’ermite, quant à lui, reste dans la solitude et la prière. Et le frère franciscain alors? Pour le frère franciscain, la fraternité est au cœur de son appel. Et c’est donc sur ce thème que nous voulons réfléchir aujourd’hui.

Le Seigneur m’a donné des frères.

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Les frères de France – Belgique.

Comme nous l’avons vu ici et , au début de sa vocation, Saint François est seul mais, très vite, des compagnons sont séduits par son style de vie, et une petite communauté se forme autour de lui. Il dit alors : « le Seigneur m’a donné des frères ! ». Il est important de remarquer qu’il n’y a pas de castings pour choisir les hommes. Ainsi, dans une communauté, on ne rencontre pas forcément les meilleurs ou les plus intéressants ou ceux qui pensent comme nous… Non, le Seigneur donne les frères qu’il veut.  Ils sont un cadeau et pas un fardeau.

La vocation franciscaine est un chemin de maturité pour apprendre des autres et comprendre les autres. Ces « autres » sont différents de moi, et Dieu me les donne pour me faire avancer et me convertir.

Sans les autres, la vocation franciscaine perd sa saveur et sa prophétie. Et pourtant, nous le savons, les autres sont parfois difficiles à supporter et à accepter.

L’Évangile que Saint François a voulu vivre est un beau chemin d’amour et de pardon où, peu à peu, Jésus nous initie à la patience, au respect, à l’amour, à l’humour, au pardon, à la liberté.

Mais alors … qui est le frère parfait ?

C’est la question qu’un frère posa un jour à Saint François. Et celui-ci ne répondit pas en donnant des noms : c’est frère Bernard ou frère Léon par exemple. Non! Il donne une réponse sage en citant une qualité de chaque frère : la bonté de l’un, l’intelligence de l’autre, la force d’un troisième, etc. Saint François met ainsi en lumière les qualités de ses frères. Bien sûr, il connaissait très certainement leurs défauts. Pourtant, il va mettre en valeur les qualités de chacun car c’est la condition à laquelle peut se construire la vie fraternelle.

Ainsi, l’enseignement de Saint François est simple. Il n’y a pas de frère parfait. Chaque frère contribue par sa vie et sa spécificité à bâtir la fraternité.

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fr. Jérémie-Marie et fr. Thierry-Marie.

L’autre, le différent de moi,

est un atout pour ma vocation !

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