La vocation, projet d’amour et de bonheur

Aujourd’hui, nous célébrons le quatrième dimanche de Pâques, appelé ‘dimanche du Bon Pasteur’. C’est aussi la journée mondiale de prière pour les vocations. À cette occasion, le pape Léon XIV a publié un message dans lequel il nous rappelle l’importance de la prière, du silence et de l’intériorité dans le cheminement vocationnel. Pour lui, la vocation est un don du Seigneur « qui n’est jamais une imposition ou un schéma préétabli auquel il suffit d’adhérer, mais un projet d’amour et de bonheur ». Pour aller plus loin, nous vous proposons quelques extraits de ce message articulé en quatre parties (texte intégral ici) :

1/ Le chemin de la beauté

« Dans l’Évangile de Jean, Jésus se définit littéralement comme le “beau berger”. Cette expression désigne un berger parfait, authentique, exemplaire, car il est prêt à donner sa vie pour ses brebis, manifestant ainsi l’amour de Dieu. C’est le Pasteur qui fascine : ceux qui le regardent découvrent que la vie est vraiment belle si on le suit. Pour connaître cette beauté, les yeux du corps (…) ne suffisent pas : il faut la contemplation et l’intériorité. Seulement celui qui s’arrête, écoute, prie et accueille son regard, peut dire avec confiance : « Je lui fais confiance, avec Lui la vie peut être vraiment belle, je veux parcourir le chemin de cette beauté. ». Et le plus extraordinaire, c’est qu’en devenant ses disciples, nous devenons à notre tour “beaux” : sa beauté nous transfigure. (…) Ainsi, la vocation chrétienne se révèle dans toute sa profondeur : participer à sa vie, partager sa mission, rayonner de sa propre beauté. »

2/ Connaissance réciproque

« Toute vocation ne peut que commencer par la conscience et l’expérience d’un Dieu qui est Amour : Il nous connaît profondément (…) et il a pensé pour chacun un chemin unique de sainteté et de service. Cette connaissance, cependant, doit toujours être réciproque : nous sommes invités à connaître Dieu à travers la prière, l’écoute de la Parole, les sacrements, la vie de l’Église et le don de soi à nos frères et sœurs. (…) Nous devons créer des espaces de silence intérieur pour percevoir ce que le Seigneur a dans son cœur pour notre bonheur. Il ne s’agit pas d’un savoir intellectuel abstrait ou d’une connaissance savante, mais d’une rencontre personnelle qui transforme la vie. Dieu habite notre cœur : la vocation est un dialogue intime avec Lui qui nous appelle en nous invitant à répondre avec une joie et une générosité authentiques. »

3/ La confiance

« De la connaissance naît la confiance, essentielle tant pour accueillir la vocation que pour persévérer dans celle-ci. La vie, en effet, se révèle comme une confiance et un abandon continus au Seigneur, même lorsque ses plans bouleversent les nôtres. (…) Il convient de cultiver une confiance ferme et stable dans les promesses de Dieu (…), certains que le Ressuscité est le Seigneur de l’histoire du monde et de notre histoire personnelle : Il ne nous abandonne pas dans les heures les plus sombres, mais vient dissiper toutes nos ténèbres par sa lumière. Et c’est précisément grâce à la lumière et à la force de son Esprit, même à travers les épreuves et les crises, que nous pouvons voir notre vocation mûrir. »

4/ Maturation

« La vocation n’est pas un objectif statique, mais un processus dynamique de maturation, favorisé par l’intimité avec le Seigneur : rester avec Jésus, laisser agir l’Esprit Saint dans nos cœurs et dans les situations de la vie, et tout relire à la lumière du don reçu, tout cela signifie grandir dans la vocation. 

La vocation n’est donc pas une possession immédiate (…) : c’est plutôt un chemin qui se développe de manière analogue à la vie humaine, dans lequel le don reçu (…) doit se nourrir d’une relation quotidienne avec Dieu pour pouvoir grandir et porter ses fruits. »

Pour terminer, nous laissons encore la parole au pape Léon qui lance cet appel :

« Chers jeunes, écoutez la voix du Seigneur qui vous invite à vivre une vie pleine, épanouie, en mettant à profit vos talents et en clouant à la Croix glorieuse du Christ vos limites et vos faiblesses. Arrêtez-vous donc pour l’adoration eucharistique, méditez assidûment la Parole de Dieu pour la vivre chaque jour, participez activement et pleinement à la vie sacramentelle et ecclésiale. De cette manière, vous connaîtrez le Seigneur et, dans l’intimité propre à l’amitié, vous découvrirez comment vous donner vous-mêmes, dans la voie du mariage, ou du sacerdoce, ou du diaconat permanent, ou dans la vie consacrée, religieuse ou séculière : chaque vocation est un don immense pour l’Église et pour celui qui l’accueille avec joie. »

Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez.
Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle. Isaie 55, 3

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