Le Carême a débuté mercredi dernier avec l’imposition des cendres. Pendant la messe ont résonné deux appels par la bouche du prophète Joël et de Saint Paul :
« Maintenant revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. » Jl, 2, 12.
« Par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. (…) Nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui. Car il dit dans l’Écriture : Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Le voici maintenant, le moment favorable, le voici maintenant, le jour du salut. » 2 Co 5, 20 et suivants.
Dans cette lignée, le Pape Léon XIV a rappelé dans son message que « le Carême est le temps où l’Église nous invite à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie, afin que notre foi retrouve son élan et que notre cœur ne se disperse pas entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes.» Il poursuit sa méditation en insistant sur deux aspects importants du Carême, le jeûne et l’écoute, et en nous donnant des pistes concrètes pour bien vivre ce temps favorable que le Seigneur nous donne. Morceaux choisis :
♦ Écouter : « Laisser place à la Parole à travers l’écoute, car la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre. Dieu Lui-même, se révélant à Moïse depuis le buisson ardent, montre que l’écoute est un trait distinctif de son être : « J’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris » (Ex 3, 7).
♦ Jeûner : « le jeûne constitue une pratique concrète qui dispose à l’accueil de la Parole de Dieu. (…) Il nous permet non seulement de discipliner le désir, de le purifier et de le rendre plus libre, mais aussi de l’élargir de manière à ce qu’il se tourne vers Dieu et s’oriente à accomplir le bien. (…) Il doit également inclure d’autres formes de privation visant à nous faire acquérir un mode de vie plus sobre. Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète, celle des paroles qui blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage (…). Efforçons-nous d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse. Alors, nombre de paroles de haine laisseront place à des paroles d’espoir et de paix. »
Que le Seigneur nous donne la grâce d’une véritable conversion du cœur. Que ce Carême soit pour nous un ‘kairos’, i.e., un temps favorable, pour écouter sa voix et renouveler notre décision de suivre le Christ, chacun dans notre vocation propre.
Bon et Saint Carême à tous!
